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Accès à l'eau et à l'assainissement : 40 milliards pour la deuxième phase du Pepam

Mardi 18 Février 2014

Au terme d’une tournée de 2 jours qu’il a effectuée dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Pape Diouf, a révélé qu’un financement de 40 milliards de FCfa est prévu pour la deuxième phase du Pepam.

A Boki Dialloubé, localité du département de Podor située à plus de 350 km de Saint-Louis, dernière étape de la tournée du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Pape Diouf a rappelé que la première phase du Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire (Pepam) prendra fin en 2015. Il a saisi l’occasion pour informer que la Banque mondiale et l’Association internationale de développement, (Ida en anglais) financeront pour 40 milliards de FCfa la deuxième phase de ce projet.
En présence de son collègue de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, originaire de Boki Dialloubé, le ministre Pape Diouf a précisé que la deuxième phase du Pepam permettra à de nombreux villages du Walo d’accéder à l’eau potable et de résoudre des problèmes d’assainissement qui se posent avec acuité dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal.

Il s’est surtout réjoui du déplacement effectué par le ministre de l’Intérieur pour venir assister à la cérémonie d’inauguration du forage de Boborel, un village de la communauté rurale de Boki Dialloubé.
M. Diouf a rappelé que le Pepam est le cadre unifié des interventions mis en place par le gouvernement du Sénégal pour la réalisation, en 2015, des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) dans le secteur de l'eau potable et de l'assainissement en milieu urbain et rural.

Ce programme repose sur le principe que seule l’addition des efforts de l’État, de la société civile, des collectivités locales, des Ong, du secteur privé et des partenaires au développement permettra d’atteindre les Omd. Lesquels consistent à assurer en milieu rural sénégalais, d’ici à 2015, l’approvisionnement durable en eau potable de 2,3 millions de personnes supplémentaires et de faire passer le taux d’accès des ménages ruraux à l’eau potable de 64 % en 2004 à 82 % en 2015. Il est aussi question de permettre à 355.000 ménages ruraux de s’équiper d’un système autonome d’évacuation des excréta et des eaux usées ménagères, et de faire passer le taux d’accès à l’assainissement en milieu rural de 17 % en 2004 à 59 % en 2015.

Les responsables de ce programme s’évertuent également à assurer l’assainissement des principaux lieux publics des communautés rurales par la réalisation de 3.360 édicules publics (écoles, postes de santé, marchés hebdomadaires, gares routières, etc.). En milieu urbain, le Pepam est chargé d’assurer l’approvisionnement en eau par branchement particulier de 1,64 million de personnes supplémentaires et d’atteindre en 2015 un taux de branchement de 88 % à Dakar et 79 % dans les centres de l’intérieur, contre respectivement 75,7 % et 57,1 % en 2002.

Dans les grands centres urbains, il s’agira aussi de permettre à 1,73 million de personnes supplémentaires d’accéder à un service d’assainissement et de faire passer le taux d’accès à l’assainissement de 56,7 % en 2002 à 78 % en 2015.

Mbagnick Kharachi DIAGNE
LE SOLEIL