Le paysage institutionnel sénégalais s'apprête à connaître un tournant majeur avec l'annonce imminente de la réforme de l'Acte 4 de la décentralisation. Lors de sa tournée politique dans le département de Guinguinéo ce week-end, le leader du Pastef, Ousmane Sonko, a révélé que le texte législatif sera très prochainement soumis à l'Assemblée nationale. Cette réforme structurelle vise à corriger les limites du système actuel en renforçant considérablement les capacités financières des collectivités territoriales, permettant ainsi aux maires de piloter directement les projets de proximité sans dépendre systématiquement de l'administration centrale.
À travers les étapes de Khelcom Birame, Gagnick et Panal Wolof, Ousmane Sonko a dressé un diagnostic sans complaisance de la situation du monde rural, marqué par un manque criant d'infrastructures de base. Pour remédier à l'inefficacité de certaines entités, il a évoqué une piste radicale : le redécoupage territorial et le regroupement de communes. Estimant que le Sénégal compte un nombre excessif de collectivités (plus de 550) dont beaucoup ne sont pas viables économiquement, il a précisé que des orientations ont été données pour fusionner certaines entités afin de créer des pôles locaux plus performants et autonomes.
Face aux doléances locales, notamment concernant le budget dérisoire de certaines localités enclavées, le leader du Pastef a réitéré l'engagement de l'État à porter les grands projets d'envergure, comme la construction annoncée d'une centaine de lycées à travers le pays.
Cette réforme de l'Acte 4 se présente ainsi comme le socle d'une nouvelle gouvernance locale, centrée sur la viabilité économique des territoires. L'objectif affiché est de permettre aux communes de gérer leurs propres projets de développement tout en bénéficiant d'un encadrement législatif plus adapté aux réalités du terrain.
MS/NDARINFO



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