L'affaire Softcare prend une tournure de crise institutionnelle majeure au Sénégal. Alors que le ministre de la Santé et de l'Action sociale, Ibrahima Sy, a affirmé le 5 mars dernier que les serviettes hygiéniques et couches pour bébés de l'entreprise ne présentaient « aucun risque sanitaire », les principaux syndicats de santé (SAMES et SUTSAS) ont vigoureusement contesté ces conclusions ce mardi 10 mars 2026.
Réunis en conférence de presse, les syndicalistes ont dénoncé le rôle de « l'avocat de Softcare » endossé par le ministre, l'accusant de désavouer publiquement les agents assermentés de l’Autorité de Régulation Pharmaceutique (ARP) qui avaient initialement alerté sur l'usage de matières premières périmées.
La colère des professionnels de santé se cristallise sur l'absence de traçabilité et de système de qualité au sein de l'usine, ainsi que sur l'absence de mentions légales obligatoires sur les produits finis.
Face à ce qu'ils qualifient d'atteinte à l'indépendance de la régulation pharmaceutique, le SAMES et le SUTSAS ont annoncé le lancement imminent d'un mouvement de grève régionale à Dakar, qui sera suivi d'une action nationale.
Pour Mariama Thiam, responsable au SUTSAS, cette crise est le symptôme de « dysfonctionnements profonds » dans la gouvernance de l'ARP, mettant en péril la crédibilité du système de santé sénégalais.
MS/NDARINFO



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