Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé ce samedi au Conseil des ministres la suppression de 19 entités du secteur parapublic et le repositionnement de 10 autres, dans le cadre d'un vaste plan de rationalisation visant à réaliser une économie budgétaire de 55 milliards de FCFA sur trois ans.
Les 19 entités supprimées cumulaient des dotations budgétaires de 28,051 milliards FCFA en 2025, une masse salariale annuelle de 9,227 milliards FCFA pour un effectif de 982 agents, et une dette globale de 2,6 milliards FCFA arrêtée au 31 décembre 2024.
Le chef du gouvernement a rappelé avoir dégagé ces mesures lors de son passage à l'Assemblée nationale le 21 février, "pour renforcer la transparence dans la conduite et la gestion des affaires publiques". Le plan vise à mettre en lumière les chevauchements de missions et à améliorer les synergies.
Les 10 entités repositionnées verront la redéfinition de leurs modèles d'intervention, une meilleure réaffirmation de leurs missions et la révision de leur cadre juridique. L'opération se traduirait par "une optimisation de l'organisation du secteur parapublic", selon le Premier ministre.
Ousmane Sonko a abordé les mesures d'accompagnement sur le plan social, notamment le redéploiement des personnels et la gestion des contentieux. Il a engagé tous les ministres à se mobiliser pour la mise en œuvre du plan qui sera piloté par un comité interministériel.
Sur l'agriculture, le Premier ministre a demandé la finalisation d'ici le 30 avril 2026 d'une nouvelle politique agricole et agro-industrielle, "axée sur la modernisation agricole, le développement durable et la souveraineté alimentaire".
Il a également attiré l'attention sur les pertes post-récoltes qui "oscillent entre 30 et 40%", exprimant son regret face à cette situation liée au manque d'infrastructures adaptées. Il a instruit le ministre du Commerce de soumettre "dans les meilleurs délais" une stratégie d'absorption des besoins de stockage à travers les huit pôles-territoires.
Face aux risques de perturbations au niveau du détroit d'Ormuz, le Premier ministre a décidé de mettre en place un dispositif de pilotage de crise sous la supervision de la Primature pour "protéger les flux essentiels et prévenir la spéculation".
MS/NDARINFO



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