Malgré de vifs débats, la proposition de loi n°11/2026 portant modification du Code électoral a été adoptée par l’Assemblée nationale. Cependant, la bataille se déplace désormais sur le terrain juridique : l'ancienne ministre Aissata Tall Sall a immédiatement annoncé qu’un recours sera déposé devant le Conseil constitutionnel pour contester la validité de ce texte qui modifie en profondeur les règles d'éligibilité au Sénégal.
Adoption des articles L.29 et L.30 : La fin des "zones d'ombre" ?
Défendu par le ministre de l'Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, le texte porté par le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes a été voté dans l'objectif de refondre les articles L.29 et L.30. Pour la majorité, il s'agissait d'une nécessité absolue pour clarifier les cas d'inéligibilité et mettre fin aux interdictions d'inscription sur les listes électorales ayant conduit, par le passé, à l'exclusion de figures politiques majeures. Cette réforme est présentée comme une étape cruciale pour l'équité du processus démocratique avant les prochaines échéances.
Vers une saisine des "Sept Sages"
La réaction de l'opposition ne s'est pas fait attendre. Aissata Tall Sall, figure de proue de la contestation, fustige une réforme qu'elle juge problématique au regard des principes constitutionnels. Le recours annoncé devant le Conseil constitutionnel vise à faire annuler la loi votée ce jour, ouvrant ainsi une période d'incertitude juridique. Parallèlement à ce bras de fer, les députés ont achevé cette journée marathon par la ratification de la liste des membres du Comité d’évaluation des politiques publiques, un nouvel organe chargé de renforcer la transparence de l'action gouvernementale.
MS/NDARINFO



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