Invité ce mercredi sur le plateau de La Matinale de la TFM, l’ancien ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a jeté un pavé dans la mare en abordant la question de l’homosexualité sous l’angle sanitaire et juridique. S’appuyant sur des données qu’il attribue à l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) et au CNLS, il a affirmé que près de la moitié des homosexuels résidant à Dakar, soit 49 %, seraient porteurs du VIH/Sida.
Ces statistiques alarmantes, citées sans précisions méthodologiques supplémentaires durant l'émission, interviennent dans un contexte national marqué par des scandales de transmission volontaire du virus. Pour l'ancien maire de Linguère, ces chiffres justifient une approche de fermeté absolue face à ce qu'il considère comme un enjeu de santé publique majeur.
Sur le terrain législatif, Aly Ngouille Ndiaye a pris position dans le débat brûlant sur la criminalisation. S'il ne s'est pas explicitement aligné sur le terme de « criminalisation », il a plaidé pour l’instauration de sanctions pénales « très lourdes ». Selon lui, le cadre juridique actuel doit être renforcé pour traiter la question avec une sévérité accrue, afin de dissuader ces pratiques sur l'ensemble du territoire.
Cette sortie de l'ancien ministre de l'Intérieur vient alimenter une polémique déjà vive, alors que des collectifs comme And Samm Jikko Yi accentuent la pression sur le gouvernement actuel pour un durcissement de la loi. Les déclarations de M. Ndiaye sur la TFM risquent de relancer le débat sur la fiabilité des données statistiques et l'urgence d'une réforme pénale.
MS/NDARINFO



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