L'examen en seconde lecture de la loi modifiant les articles L.29 et L.30 du Code électoral a révélé des fissures inattendues au sein du groupe parlementaire PASTEF. Ce samedi 9 mai 2026, l'hémicycle a été le théâtre de vives tensions internes, mettant en lumière le député Abdou Lahat Ndiaye, désormais perçu comme « indésirable » par une partie de ses collègues.
Les débats sur cette réforme, sollicitée par le Président Bassirou Diomaye Faye, ont cristallisé des désaccords profonds sur la loyauté et la ligne politique à adopter face aux amendements controversés.
La polémique a pris une tournure officielle avec l'intervention de Marie Rose Faye, secrétaire d’État auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement. Dans une publication largement relayée, elle a dénoncé des manœuvres visant à contourner l'esprit de la loi. Ce recadrage venu de l'exécutif a immédiatement trouvé un écho à l'Assemblée nationale via la députée Fatou Diop Cissé. Cette dernière est montée au créneau pour exiger une discipline de fer au sein de la majorité, rappelant que le mandat parlementaire doit rester le reflet fidèle des engagements pris devant les électeurs.
C’est précisément sur ce terrain qu'Abdou Lahat Ndiaye s'est retrouvé isolé. En prenant la parole pour exposer une vision divergente sur le texte, il s'est attiré les foudres de ses pairs. Les échanges ont été d'une rare intensité, reflétant un malaise sur l'interprétation technique et politique de la réforme électorale. Pour ses détracteurs, le député s'est écarté de la cohésion nécessaire au groupe, affaiblissant ainsi la position du camp présidentiel en plein examen d'urgence.
MS/NDARINFO









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