Une vaste mafia de l’état civil vient d'être mise à nu au sein de la mairie de Wakhinane Nimzatt. L'enquête a révélé l'existence d'un registre hors-la-loi, daté de 2017, dans lequel de nombreuses naissances présumées douteuses ont été inscrites de manière frauduleuse. Cette découverte lève le voile sur un système organisé permettant l'obtention de documents officiels en dehors de toute procédure légale.
L’officier d’état civil, Hamady Diallo, a officiellement reconnu l’existence de ces faux documents lors des interrogatoires. Pour sa défense, il a tenté de se défausser sur une personne décédée, mais ses dénégations ont été balayées par le témoignage accablant de l'un des bénéficiaires du trafic. Une autre bénéficiaire a d'ailleurs révélé aux enquêteurs avoir acheté son faux acte de naissance pour la somme de 10 000 FCFA, confirmant ainsi l'existence d'un tarif pour ces prestations illégales.
Le réseau s'appuyait sur une organisation complexe impliquant plusieurs intermédiaires et des circuits parallèles sophistiqués. Dans certains cas, une procédure atypique passait même par un établissement scolaire pour faciliter l'introduction des dossiers frauduleux. Ce système permettait de contourner les contrôles rigoureux pour valider des identités de manière totalement artificielle.
Le parquet de Pikine-Guédiawaye a décidé de porter l'affaire en information judiciaire afin de cerner l'intégralité de cette mafia. Les principaux suspects, dont le dénommé « Bébé Diène » et ses complices, devraient être édifiés sur leur sort ce jour après avoir bénéficié de deux retours de parquet. L'instruction vise à identifier tous les maillons de la chaîne, des agents municipaux aux bénéficiaires finaux, pour mettre fin à cette dénaturation de l'état civil.
MS/NDARINFO








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