Officiellement installé le jeudi 4 juin 2026 dans le gouvernement du Premier ministre Mouhamed Al Aminou Lô, cet homme du sérail fait face à des attentes colossales de la part des acteurs du secteur.
Selon Babacar Ba, président du Forum du justiciable, la réduction des pouvoirs exorbitants du parquet via l'érection forte d'un juge de la détention et des libertés est impérative. Sur le plan social, le secrétaire général du Sytjust, Me Aya Boun Malick Diop, réclame une prise de contact rapide pour traiter les préoccupations statutaires, professionnelles et de rémunération des travailleurs de la justice.
Le journaliste et chroniqueur judiciaire Daouda Mine souligne de son côté que le ministre devra s'atteler à l'indépendance de la justice pour effacer les perceptions d'influences politiques. Cela passera notamment par la modification du Code pénal, l'encadrement du retour de parquet, la numérisation des procédures pour briser les lenteurs judiciaires, ainsi que l'accompagnement du Pool judiciaire financier (PJF).
Enfin, la quête de vérité des familles de victimes des violences politiques des trois dernières années représentera le test de crédibilité majeur pour le magistrat.
MS/NI avec LE SOLEIL









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