L'opération américaine est intervenue quelques heures après des informations de presse selon lesquelles la Russie avait envoyé au moins un bâtiment de sa marine pour escorter le pétrolier, selon la même source.
"Le ministère de la Justice et le ministère de la Sécurité intérieure, en coordination avec le ministère de la Guerre, ont annoncé aujourd'hui la saisie du Bella 1 pour violation de sanctions américaines", a écrit sur X le commandement militaire américain pour l'Europe, selon l'AFP.
"Le blocus du pétrole vénézuélien illégal et sanctionné est pleinement en place, partout dans le monde", a déclaré Pete Hegseth, le ministre américain de la Défense, cité par l'agence.
Le Bella 1, son nom d'origine, est sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens présumés avec l'Iran et le groupe chiite libanais Hezbollah.
Rebaptisé depuis peu Marinera et battant désormais pavillon russe, il se trouvait mercredi vers 07H00 GMT dans la zone économique exclusive de l'Islande, après une traversée de l'océan Atlantique dans les eaux internationales, selon les données de suivi maritime de Bloomberg citées par l'agence.
Il était poursuivi depuis le 21 décembre par les garde-côtes américains alors qu'il était en route pour le Venezuela et ne transportait pas de cargaison, selon le site spécialisé TankerTrackers, rapporte l'AFP.
Peu après, Washington a également annoncé l'interception, en mer des Caraïbes, d'un navire de transport d'hydrocarbures "sans pavillon" et visé par des sanctions américaines, qui va être escorté vers les États-Unis.
Les États-Unis avaient annoncé fin décembre, avant la capture du président Nicolas Maduro à Caracas, la mise en place d'un blocus naval autour du Venezuela contre des pétroliers prétendument sous sanctions.
Avant mercredi, ils avaient déjà saisi deux pétroliers, soupçonnés par Washington de transporter du pétrole vénézuélien soumis à des sanctions, selon l'agence.
Mardi, le président Donald Trump a affirmé que le Venezuela allait livrer des dizaines de millions de barils de pétrole aux États-Unis.
Le navire saisi mercredi fait partie d'une flotte clandestine qui a transporté du pétrole pour la Russie, l'Iran et le Venezuela en violation des sanctions imposées par les États-Unis et d'autres pays, selon Washington.
Mardi, le ministère russe des Affaires étrangères avait déclaré qu'il suivait "avec inquiétude" la situation autour du pétrolier, dénonçant une "attention manifestement disproportionnée" de la part des armées américaine et de l'Otan "au regard de son statut pacifique".
Deux autres pétroliers, l'Hyperion et le Premier, sous sanctions américaines et passés sous drapeau russe en décembre, ont également émis un signal en mer des Caraïbes proche du Venezuela dans la semaine écoulée.
MS/CSS/NDARINFO



ACCUEIL

Hôtels et Auberges