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Les "autorisations d’importation" d'oignon ne dépasseront plus de deux mois, selon Alioune Sarr.

Jeudi 9 Mai 2013

Les "autorisations d’importation" d'oignon ne dépasseront plus de deux mois, selon Alioune Sarr.
Le gouvernement gèlera les importations d'oignon en octobre prochain, au lieu d'attendre février, le mois qui voyait habituellement cette mesure entrer en vigueur, a annoncé mercredi à Saint-Louis (Nord) le ministre du Commerce, de l'Industrie et du Secteur informel, Alioune Sarr.

"Une mesure d'interdiction des importations d'oignon sera prise au mois d’octobre pour donner aux commerçants le temps d’écouler leur production. On attendait février pour le faire", a dit M. Sarr, lors d'une rencontre avec les membres de la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Saint-Louis.

Ce changement concernant les importations d'oignon a pour objectif d'augmenter les chances des producteurs d'écouler leur production en la protégeant de la concurrence de l'oignon importé, a-t-il expliqué.

Désormais, la durée des "autorisations d’importation" d'oignon ne dépassera plus de deux mois, selon Alioune Sarr.

"Des commerçants détenteurs d'une autorisation d'importation attendaient souvent la veille de la levée du gel des importations pour inonder le marché" avec de l'oignon importé, a-t-il expliqué.

Selon lui, le gouvernement a noué des "contacts intéressants" avec la Mauritanie et la Guinée, qui sont prêtes à acheter chaque mois, au Sénégal, six mille tonnes d'oignon pour le premier pays, et neuf mille tonnes pour le second.

Il a appelé les producteurs d'oignon à transformer une partie de leur production, pour éviter par exemple que les bouillons sénégalais continuent à être fabriqués avec de la poudre d'oignon importé.

"Les producteurs doivent être capables d’alimenter le marché" des bouillons, a-t-il dit, leur promettant l'aide du gouvernement dans ce domaine.

Alioune Sarr déplore aussi le fait que la patate douce exportée en Mauritanie par des producteurs sénégalais soit transformée en biscuits dans ce pays puis réexportée vers le Sénégal. Pour éviter cette situation, les producteurs et les hommes d'affaires sénégalais doivent s'atteler à la transformation des produits locaux, a-t-il dit.

Le Sénégal exporte peu de tomates par rapport à ses potentialités, a-t-il signalé, invitant les producteurs à en augmenter la production pour bien approvisionner le marché local et faire des exportations.

APS