La position du gouvernement sur la question de l'amnistie est désormais clarifiée. Invitée à s'exprimer lors de la conférence de presse de la coalition APTE ce week-end, la ministre de la Justice, Yassine Fall, a levé toute équivoque sur l'application de cette loi. Elle a précisé avec fermeté que ce texte ne saurait constituer une « immunité » pour les auteurs de crimes graves.
Selon la Garde des Sceaux, les actes de torture et les crimes de sang sont expressément exclus du champ d'application de l'amnistie, marquant ainsi une volonté de rompre avec l'impunité.
Pas de réconciliation sans reddition de comptes
Pour Yassine Fall, le chemin vers l'apaisement national passe inévitablement par la case judiciaire. La ministre a martelé que toute réconciliation doit être précédée d'une reddition de comptes rigoureuse.
« Les bourreaux devront répondre de leurs actes », a-t-elle affirmé, insistant sur le fait que le ministère travaille activement à la mise en œuvre de mécanismes permettant aux victimes d'obtenir réparation. Cette déclaration forte s'inscrit dans la nouvelle dynamique de transparence et de justice prônée par les autorités de la transition.
MS/NDARINFO



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