Dr Mohamed Lat Sack Diop a démissionné de son poste de Directeur des Archives du Sénégal, déposant ce vendredi sa lettre de démission au Secrétariat général du Gouvernement, après une année à la tête de l'institution. Sa démission s'inscrit dans la crise politique née de la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, depuis le limogeage de ce dernier du poste de Premier ministre le 22 mai 2026.
Dans un long texte, Dr Diop affiche sa solidarité avec Ousmane Sonko, président de Pastef et actuel président de l'Assemblée nationale, et son opposition au camp du président de la République. Il remercie Sonko pour « la confiance qu'il avait placée sur ma modeste personne » lors de sa nomination, et réaffirme « toute ma fidélité et ma loyauté depuis août 2016 », ainsi que son engagement à ses côtés pour 2029.
Il justifie son départ par une rupture désormais consommée entre deux camps : le Pastef, qui dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale, n'a pas intégré officiellement le gouvernement d'Ahmadou Al Aminou Lo, formé sans la participation du parti. « Je démissionne de ce poste car je pense que deux camps ou équipes qui n'ont plus les mêmes principes, les mêmes convictions politiques ou la même vision doivent tout simplement se séparer », écrit-il, ajoutant ne pas vouloir « être comptable du bilan de la seconde partie de son mandat » et refuser de figurer « dans le camp des transhumants et des ingrats ».
Sur le plan du bilan, Dr Diop affirme avoir « redressé la maison » malgré une baisse d'un tiers du budget en 2026, et engagé des « projets et chantiers structurants ». Il rend hommage au ministre Boubacar Camara, ex-Secrétaire général adjoint du Gouvernement, pour son appui, ainsi qu'à sa collaboratrice Ndèye Mareme Diallo, qu'il présente comme « la mémoire de la maison » sur qui son successeur pourra compter.
Il appelle enfin les autorités à doter les Archives du Sénégal « de moyens financiers, humains et techniques à la hauteur des ambitions affichées depuis juin 2024 », évoquant un enjeu de « mémoire collective, de transparence administrative et de souveraineté » pour le pays.
MS/NI









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