Le Palais de la République change de ton. Fraîchement nommé en remplacement d'Ousseynou Ly, Me Abdoulaye Tine, nouveau ministre-conseiller et porte-parole de la Présidence, a accordé un entretien exclusif au quotidien L'Observateur. Son objectif est clair : rompre avec les anciennes pratiques pour instaurer une communication axée sur la vérité et la transparence. Pour ce faire, l'avocat et responsable de la coalition « Diomaye-Président » annonce une série de mesures structurelles visant à rapprocher l'institution présidentielle des citoyens et des professionnels de l'information.
Parmi les grandes annonces, Me Abdoulaye Tine prévoit l'instauration de points de presse hebdomadaires. Ces rendez-vous seront l'occasion de faire le point sur l'agenda du président Bassirou Diomaye Faye et sur l'avancement des réformes majeures. Pour aller plus loin dans la pédagogie, il envisage des « briefings thématiques » impliquant directement les ministres sectoriels (économie, pêche, foncier) afin de répondre aux interrogations des journalistes spécialisés sur des dossiers souvent jugés complexes.
Vers une numérisation de l'accès à l'information
L'une des innovations majeures de cette nouvelle ère de communication est la création d'un portail dédié permettant un accès simplifié aux documents officiels. Lois, décrets et rapports publics devraient ainsi être consultables en quelques clics par les citoyens. Sur le front des réseaux sociaux, le porte-parole promet une lutte rigoureuse contre les fake news. Sa méthode ? Des démentis rapides, basés sur des preuves tangibles, mais réalisés « sans agressivité », privilégiant ainsi la force des faits au conflit frontal.
Enfin, sur le sujet souvent épineux de l'accès à la Présidence, Me Abdoulaye Tine plaide pour une réforme en profondeur des accréditations. Il souhaite un système « transparent, technique et déontologique ». Pour garantir l'impartialité de ce processus, il propose la mise en place d'une commission indépendante où siégeraient des représentants des médias, du CNRA et de la société civile. Une volonté manifeste d'ouvrir les portes du Palais tout en respectant des standards professionnels élevés.
MS/NDARINFO








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