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Production de tomate dans la vallée: Un déficit de 40.000 tonnes causé par l'acariose bronzée.

Mercredi 1 Mai 2013

Les 15.000 producteurs de tomate de la vallée, mobilisés derrière le président du comité national interprofessionnel de concertation de cette filière, Abdoulaye Dieng, ont encore attiré l'attention du gouvernement et de ses partenaires sur les conséquences désastreuses de la baisse notoire de la production de tomate industrielle dans les départements de podor et de Dagana.


Production de tomate dans la vallée: Un déficit de 40.000 tonnes causé par l'acariose bronzée.
A l'issue d'une visite guidée des champs de tomate de Nianga (Podor) et du Oualo, les producteurs se sont adressés à la presse pour préciser que cette baisse de production est due à une maladie constatée sur les cultures au stade de la floraison et de la fructification. Les résultats des différentes analyses effectuées par les chercheurs, ont conclu à l'acariose bronzée et à la bactériose (flétrissement bactérien).

A Dagana, des responsables comme Alla Diop, Iba Sène, Samba Nor Cissé, Mbariane Diaw, etc, ont rappelé qu'une production globale de 75.000 tonnes de tomate sur 2500 ha, était attendue. Malheureusement, du fait de cette maladie, les paysans de la vallée n'espèrent pas récolter plus de 35.000 tonnes.
D'autres producteurs comme Djim Bathily, Aliou Diop, Mbaye sarr et Diombas Sarr, ont souligné que 40% des prévisions de 75.000 tonnes étaient destinés à la Socas, les 33% devaient être absorbés par Agrolines et la société Takamoul Food s'était engagée à acheter auprès de ces producteurs 27% de la récolte.
Ils ont précisé aussi qu'il a fallu mobiliser un financement de 4 milliards 100 millions Cfa (dont un crédit de 2 milliards obtenu auprès de la banque) pour emblaver 2500 ha en tomate et espérer obtenir un rendement de 30 tonnes à l'hectare. Avec cette catastrophe naturelle, ils n'enregistreront pas un rendement moyen de plus de 15 tonnes à l'hectare.
Ces producteurs ont laissé entendre que, du fait de cette catastrophe naturelle, non seulement, ils ne parviendront pas à rembourser le crédit mais ils seront surtout confrontés à d'énormes difficultés pour survivre et subvenir aux besoins de leurs familles.

D'autres désagréments seront dus aux méfaits de ce qu'ils appellent "les crédits croisés". Autrement dit, si le producteur ne rembourse pas le crédit octroyé pour la production de tomate, il ne pourra pas accéder à un autre crédit pour démarrer la campagne de production rizicole. Autant de raisons pour lesquelles, ils demandent au gouvernement de les aider à faire face à cette situation préoccupante.

A Nianga, le président du comité national interprofessionnel de la filière tomate industrielle, Ablaye Dieng et son proche collaborateur Ablaye Ndiaye de Niandane, ont rendu un vibrant hommage au chef de l'Etat, au Premier Ministre et au gouvernement pour les efforts constants et louables déployés en vue de soutenir la production de tomate dans la vallée.

M. Dieng s'est réjoui des mesures prises par le gouvernement pour réguler les importations du triple concentré de tomate, relever la taxe conjoncturelle à l'importation du double concentré, exhorter les industriels à acheter la production locale de tomate, etc.
N'eût été cette maladie constatée sur les cultures, ont-ils précisé, tous les objectifs de la campagne de production de tomate dans la vallée allaient être atteints.

Cette année, a enfin souligné Ablaye Dieng, "non seulement nous n'avons eu aucune difficulté pour convoyer la récolte vers les usines mais , nous avons constaté que les industriels sont allés jusqu'à s'engager à payer sur place toutes les factures présentées par les producteurs".
Mbagnick Kharachi Diagne