Khassim Malick Sarr, coordonnateur du programme de développement économique local et de transition agroécologique dans la vallée, a indiqué que cette restitution a permis de "faire un diagnostic très précis sur cette problématique majeure au niveau des systèmes irrigués collectifs". Le stage a impliqué la SAED, l'Université Gaston Berger, l'ISRA et des étudiants de l'Institut Agro Montpellier.
Sami Bouarfa, chercheur à l'INRAE et directeur du projet COSTEA (Comité Scientifique et Technique de l'Eau Agricole), a présenté deux recommandations principales. "Aller vers une plus grande autonomie des agriculteurs et agricultrices vis-à-vis de la gestion de l'eau, ce qui est pour nous une façon d'avoir un meilleur levier pour la transition agroécologique", a-t-il déclaré. Cette autonomisation doit permettre une meilleure diversification des cultures.
La deuxième recommandation vise "une plus grande inclusivité, notamment des femmes et des jeunes, pour que ces personnes aient plus d'accès aux ressources productives".
Le projet COSTEA vise à accompagner la SAED pour "réfléchir à de nouvelles façons de concevoir l'irrigation". Des ateliers entre experts et producteurs ainsi qu'une étude d'ingénierie sont prévus pour porter des recommandations non seulement au Sénégal mais aussi dans les pays d'Afrique de l'Ouest.
Zoé Sangouard, étudiante à l'Institut Montpellier Supagro, a travaillé sur le lac de Guiers, notamment sur "comment faire cohabiter l'élevage et les cultures irriguées". Les travaux ont également fait ressortir "des problèmes majeurs en termes de salinité, de pollution de la qualité des eaux qui s'accompagnent avec des problématiques d'entretien des canaux".
Le coordonnateur Khassim Malick Sarr a souligné la nécessité de "repenser, de réinventer tout ce qui est ingénierie dans le domaine des aménagements hydro-agricoles" en intégrant les dimensions sociale, organisationnelle, foncière et genre.





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