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Risques d’affrontements entre éleveurs sénégalais et mauritaniens

Vendredi 30 Décembre 2011

Entre éleveurs sénégalais et mauritaniens, le courant ne passe plus. En cause, la libre circulation des bœufs mauritaniens qui occupent les pâturages des éleveurs sénégalais de la zone sylvo-pastorale.


Risques d’affrontements entre éleveurs sénégalais et mauritaniens
Le Syndicat des éleveurs de la nouvelle génération (Seng), par la voix de son secrétaire général Djiby Ahmad Sow, sonne l’alerte à propos d’éventuels affrontements entre eux et les éleveurs mauritaniens. Selon M. Sow, «il y a un déficit de pluie cette saison. Par conséquent, il n’y a pas beaucoup d’herbe pour les bœufs». Aussi, s’inquiète-t-il, «nous craignons d’ailleurs, en 2012, une sécheresse comme celle de 1972. C’est Senghor qui a ouvert les frontières aux maures et leurs bœufs ont brouté toute notre herbe. L’élevage du Sénégal est dans la liste rouge de l’année 2012».

Le secrétaire général du syndicat des éleveurs sénégalais fait remarquer que «la calamité risque de s’alourdir du fait de la transhumance des bœufs et chameaux mauritaniens vers nos petites forêts, affaiblies par le manque de pluie. Ce secteur riche et sensible risque des difficultés plus graves que 1973. La superficie du pâturage se rétrécit, mais le cheptel se développe». Face à cette situation, les éleveurs de la zone sylvo-pastorale demandent à l’Etat d’intervenir à temps.

Par ailleurs, les éleveurs s’en sont violement pris à la ministre de l’élevage Oumy Khaïry Guèye Seck. «Le ministre de l’élevage n’a rien fait pour l’élevage. Nous ne pouvons pas dire que nous avons un ministre de l’élevage, parce qu’on a jamais rencontré le ministre», déplore Djiby Ahmad Sow. Et de préciser que «le secteur de l’élevage est trop politisé. Les éleveurs ne sont pas considérés par le ministre de l’élevage qui divise pour mieux régner en créant des syndicats. Le secteur de l’élevage est fortement politisé».

Chimère Junior Lopy