Le gouvernement sénégalais durcit radicalement le ton face à l'insécurité routière. Le ministre des Transports, Yancoba Dieme, a lancé mardi une offensive d'envergure visant les minicars de 12 à 19 places, surnommés « Cheikhou Chérifou ». Ces véhicules, jugés responsables d'une « hécatombe routière sans fin », disposent désormais d'un ultimatum de deux mois pour se mettre en règle sous peine de retrait définitif de la circulation.
Le constat dressé par les autorités est alarmant : le parc automobile concerné compte près de 7 000 minicars affichant une moyenne d'âge de 24 ans. Souvent qualifiés de « véhicules de la mort », ces transports sont pointés du doigt pour leur vétusté, leur entretien défaillant et leur surcharge chronique.
Dans le cadre de cette opération, tous les minicars du pays devront subir un contrôle technique approfondi et centralisé à Dakar. Seuls les véhicules jugés aptes recevront un sauf-conduit temporaire, tandis que les autres seront immédiatement envoyés à la fourrière.
Parallèlement à ce contrôle technique, le ministère a annoncé des mesures strictes pour éradiquer les comportements à risque. Le transport de bagages sur les toits est désormais interdit, tout comme le ramassage anarchique de clients en plein trafic.
Sur le plan technologique, le gouvernement prévoit l'installation de balises GPS pour brider la vitesse électroniquement et le déploiement de la vidéo-verbalisation. Cette fermeté est saluée par Gora Khouma, secrétaire général de l'Union des routiers du Sénégal (UTRS), qui appelle à mettre fin à la corruption routière et à l'imprudence des chauffeurs pour garantir la sécurité des usagers.
MS/NDARINFO



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