"Cette crise a abouti à la mort d'un camarade qui a lâchement été tué au sein de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Aujourd'hui, nous réclamons justice", a déclaré Amadou Ba, président de séance de la CESL, lors de ce rassemblement.
Le représentant étudiant a indiqué que la CESL a décidé de "surseoir solennellement au mot d'ordre de cessation de toute activité pédagogique", permettant ainsi la reprise des cours dans les amphithéâtres. Cependant, d'autres revendications demeurent. Il a dénoncé la fermeture des restaurants universitaires, décidée selon lui "illégalement sur instruction du ministre" par la direction du CROUS.
La CESL a également conditionné tout dialogue à la libération de représentants étudiants de l'UCAD, déférés ce lundi selon les organisateurs. "Pour que le calme revienne dans les universités, il faut qu'il y ait un dialogue. Et ce dialogue est subordonné à la libération de nos camarades", a insisté Amadou Ba.
Les étudiants contestent par ailleurs des réformes portant sur les allocations de bourses, qu'ils qualifient de "unilatérales" et contraires aux réglementations en vigueur, citant notamment le décret n°2021-1501 relatif au fonctionnement des universités publiques.
Amadou Ba a également évoqué le cas d'un étudiant décédé à l'UGB en 2018, rappelant que justice n'aurait pas encore été rendue dans cette affaire. Concernant le décès récent à l'UCAD, il a fait état d'"un rapport d'autopsie mentionnant des lésions, fractures et traumatismes", en opposition avec les déclarations du procureur de la République.
"Nous interpellons directement le président de la République. Qu'il sorte de son mutisme", a conclu le président de séance, appelant ses camarades à rester "en état d'alerte maximal".



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