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Sortie d’un livre sur Baba Maal : L’auteur magnifie le futanké né à Podor qui livre un message universel

Dimanche 30 Août 2015

Pour rendre immortel l’artiste Baba Maal mais aussi son œuvre, Amadou Ndiaye, enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger, a sorti un livre intitulé "Baba Maal et le Fouta : message local et patrimoine universel".


« Parler de Baba Maal, de son œuvre qui a commencé au lycée alors que je venais de naître, je pense que c’était un exercice difficile mais il fallait faire des choix et j’ose espérer que les choix que j’ai faits ont un sens », a fait savoir l’auteur qui veut laisser son travail à l’appréciation des lecteurs. « Ce n’est pas à moi de juger du sens de ce que j’ai écrit, ce sont les autres », reconnait Amadou Ndiaye.

Des personnalités comme le ministre Mamadou Talla, la styliste Oumou Sy, l’artiste Kalidou Kassé, son ami d’une quarantaine d’années, Amadou Kane Diallo entre autres sont tous revenus, à travers des anecdotes, sur les qualités de Baba Maal et se sont réjouis du fait qu’il assume son africanité partout où il va.

Selon le philosophe Alpha Amadou Sy, dans le livre de Cheikh Amidou Kane intitulé l’Aventure ambiguë, « Samba Diallo était parti avec un problème de synthèse: comment être moi et aller vers l’autre sans me perdre. Baba a relevé le défi dans le domaine de la musique. Il est resté Hal Pulaar de par sa manière de parler, de par sa manière de chanter, de par ses références que sont le fleuve, la savane, la foret… ». M. Sy de rappeler que le fait que l’artiste parle Hal Pulaar ne fait pas de lui un raciste et sa chanson ‘Dakar’ où il parle Wolof sur une musique Mbalakh le prouve à souhait.

Baba Maal qui a remercié l’auteur pour ce « témoignage de reconnaissance ». « Je pense qu’avec un livre comme cela, qui est écrit en français, le message pourrait être accessible à tout un chacun dans le monde entier », a fait savoir comme pour dire que c’est une façon de faire comprendre son message à ceux qui aiment sa musique et qui ne comprennent pas la langue. L’artiste a indiqué que sans ses amis qui l’ont compris très tôt, peut-être, il ne comprendrait pas qu’il y a un chemin qu’il devait suivre pour délivrer un message en tant que Futanké. « J’ai vraiment eu la chance d’avoir des amis formidables dans la vie qui ont compris très tôt, qu’au sortir des indépendances, nous pourrions casser des barrières comme le problème des castes, nous voulions montrer que les jeunes Futankés faisaient partie de l’espace de la jeunesse africaine et que n’importe quelle personne devrait être libre de choisir sa destinée », laisse entendre le leader du Dandé Lenol qui rappelle qu’il n‘était pas destiné à chanter vu qu’il est fils de pêcheur.
Mariama Kobar Saleh