Le bras de fer entre l'État et les syndicats des télécommunications s'intensifie autour de l'homologation de Starlink au Sénégal. Ce jeudi 19 février 2026, la coordination des syndicats a vigoureusement dénoncé le statut de "fournisseur d'accès Internet" (FAI) accordé à la firme d'Elon Musk, un régime qui ne l'assujettit qu'à une simple autorisation à 100 millions de FCFA.
Pour Mouhamadou Lamine Badji, secrétaire général du Syts (Sonatel), il s'agit d'un « crime économique » et d'un manque de patriotisme. Il souligne que Starlink, possédant ses propres infrastructures satellitaires, ne peut être comparé aux FAI locaux (Arc, Waaw, Ayo) qui dépendent des opérateurs classiques.
Les syndicalistes exigent de l'État une réforme urgente du Code des communications électroniques pour l'adapter aux opérateurs satellitaires et réclament un ticket d'entrée de 30 milliards de FCFA pour Starlink, au nom de l'équité fiscale. Ils rappellent les sommes colossales versées par les opérateurs historiques (Sonatel, Yas, Expresso) pour leurs licences 4G et 5G.
Enfin, la coordination rejette l'argument de la « connectivité universelle », pointant du doigt le coût élevé des kits Starlink pour les populations rurales et accusant l'État d'avoir détourné les fonds initialement prévus pour couvrir les zones blanches.
MS/NDARINFO





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