Le ministre de l'Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a dévoilé ce mercredi une série de mesures « ambitieuses et stratégiques » destinées à transformer la filière rizicole au Sénégal. Ce plan d'urgence, qui vise à consacrer la souveraineté alimentaire du pays, repose sur un soutien massif à la production nationale et une régulation stricte des flux d'importation.
L'une des annonces les plus fortes concerne l'instauration d'une subvention de 50 francs CFA par kilogramme de riz local. Cette mesure, qui entrera en vigueur le 12 novembre 2026, a pour objectif premier de stabiliser les revenus des producteurs tout en rendant le riz sénégalais plus compétitif face aux produits importés. En facilitant l'écoulement des stocks, le gouvernement espère stimuler une dynamique de croissance économique endogène, moins dépendante des fluctuations des marchés mondiaux.
Parallèlement à ce soutien financier, Serigne Guèye Diop a acté l'arrêt des importations de riz non parfumé, à l'exception du riz 100 % brisé, très consommé par les ménages sénégalais. Pour ancrer durablement la production nationale dans la consommation courante, l'État instaurera un mécanisme incitatif liant désormais le volume des importations autorisées aux volumes d'achats de riz local effectués par les opérateurs. Les achats institutionnels accorderont également une priorité absolue à la production des vallées du fleuve Sénégal et de l'Anambé.
Le dispositif gouvernemental prévoit enfin un renforcement des exigences de traçabilité et de qualité nutritionnelle, soutenu par de vastes campagnes de communication pour valoriser le « consommer local ».
MS/NDARINFO



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