La défense de Farba Ngom passe à l’offensive. Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi, Me Amadou Sall et ses confrères ont fustigé une procédure qu'ils jugent entachée d'illégalités graves. Les avocats accusent directement la ministre de la Justice d'avoir orchestré un « piratage d'État » en exploitant publiquement les données privées du téléphone de leur client, saisi lors d'une fouille nocturne en décembre.
Le pool d'avocats dénonce une violation flagrante du secret des correspondances et du secret professionnel liant un avocat à son client. Selon Me Sall, l’appareil aurait été « craqué » en dehors de toute autorisation judiciaire régulière. Pour ces faits, la défense a annoncé la saisine du Bâtonnier de l’Ordre et le dépôt imminent d'une plainte contre la Garde des Sceaux, fustigeant une immixtion inédite d'un ministre dans un dossier en instruction.
Au-delà de la bataille technique, les avocats tirent la sonnette d'alarme sur la situation sanitaire du député-maire. S'appuyant sur un rapport médical concluant à une incompatibilité entre son état de santé et le milieu carcéral, ils alertent sur un risque de « mort subite » et dénoncent le refus systématique de la liberté provisoire par le parquet financier, malgré les garanties de représentation de l'élu.
Enfin, la défense a saisi la Chambre d'accusation pour demander l'annulation totale de la procédure. Me Amadou Sall soutient que l’arrestation de Farba Ngom a été effectuée avant même la levée de son immunité parlementaire, rendant le réquisitoire « nul de plein droit ». Selon ses conseils, le dossier serait « vide » et n'aurait pour but que d'obtenir la « tête politique » du maire d'Agnam.
MS/NDARINFO



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