L’étau judiciaire se resserre autour de A. Faye, alias « Mara milliardaire », impliqué dans un vaste scandale de mœurs et de violences. Malgré une stratégie de dénégation systématique, l’enquête de la Division des investigations criminelles (DIC) a réuni un faisceau de preuves matérielles et médicales contredisant les déclarations du suspect. Déféré au tribunal de Pikine/Guédiawaye, le mis en cause fait face à une liste de chefs d'accusation particulièrement lourde, allant de la pédophilie à la transmission volontaire du VIH.
L’un des éléments les plus compromettants concerne la santé du suspect. A. Faye aurait tenté de produire un faux test VIH dépourvu de cachet pour prouver sa séronégativité, mais les expertises médicales ordonnées par la DIC ont confirmé sa séropositivité, appuyant ainsi l'accusation de transmission volontaire du virus. Par ailleurs, les réquisitions téléphoniques et l'identification de son véhicule de luxe par une victime mineure fragilisent davantage sa défense.
Le comportement de A. Faye lors de son interpellation a également aggravé son cas. Le 3 avril dernier, il avait tenté de s'enfuir en fonçant délibérément sur un policier avant de prendre la fuite en Gambie, où il a finalement été interpellé. Actuellement peu coopératif et s'opposant à l'exploitation de son téléphone, il reste poursuivi pour association de malfaiteurs, actes contre nature et mise en danger de la vie d'un fonctionnaire de police.
MS/NDARINFO








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