La culture de la patate à Ndar (département de Dagana) traverse une crise préoccupante marquée par une baisse de rendement supérieure à 10 %. Mamadou Thioye, président de la filière autour du lac de Guiers, pointe du doigt l'avancée inexorable de la salinisation des terres comme principale menace. Ce phénomène naturel dégrade progressivement les sols arables, impactant directement la productivité et la viabilité économique des exploitations horticoles de cette zone stratégique du Nord.
Outre le défi environnemental, les producteurs font face à des obstacles logistiques et financiers majeurs, notamment pour l'approvisionnement en engrais. L'absence de fournisseurs agréés au niveau local oblige les agriculteurs à dépendre de livraisons incertaines depuis Dakar, nécessitant parfois des avances de fonds colossales pouvant atteindre cinq millions de FCFA. Ces exigences de trésorerie, couplées à une subvention étatique qui ne couvre qu'une partie des besoins, retardent considérablement le calendrier cultural et fragilisent les petits exploitants.
Le système d'irrigation, pilier de l'agriculture autour du lac de Guiers, est également au bord de la rupture. Plusieurs périmètres agricoles sont actuellement à l'arrêt en raison de l'obstruction ou de la dégradation des canaux, privant les plants d'un accès régulier à l'eau. Face à ce cumul de contraintes, les producteurs lancent un appel pressant à l'État pour une réfection urgente des infrastructures hydrauliques et la mise en place d'une distribution zonale des intrants, seule solution pour réduire les coûts et sauver la campagne agricole en cours.
MS/NDARINFO
Outre le défi environnemental, les producteurs font face à des obstacles logistiques et financiers majeurs, notamment pour l'approvisionnement en engrais. L'absence de fournisseurs agréés au niveau local oblige les agriculteurs à dépendre de livraisons incertaines depuis Dakar, nécessitant parfois des avances de fonds colossales pouvant atteindre cinq millions de FCFA. Ces exigences de trésorerie, couplées à une subvention étatique qui ne couvre qu'une partie des besoins, retardent considérablement le calendrier cultural et fragilisent les petits exploitants.
Le système d'irrigation, pilier de l'agriculture autour du lac de Guiers, est également au bord de la rupture. Plusieurs périmètres agricoles sont actuellement à l'arrêt en raison de l'obstruction ou de la dégradation des canaux, privant les plants d'un accès régulier à l'eau. Face à ce cumul de contraintes, les producteurs lancent un appel pressant à l'État pour une réfection urgente des infrastructures hydrauliques et la mise en place d'une distribution zonale des intrants, seule solution pour réduire les coûts et sauver la campagne agricole en cours.
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