La Confédération africaine de football a officiellement ouvert une enquête à la suite des incidents graves survenus à l'issue du quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations opposant l'Algérie au Nigeria.
La rencontre s'était achevée par une victoire nette du Nigeria face à l'Algérie (2-0), synonyme d'élimination pour les Fennecs. Mais au lieu de se conclure dans le calme, la soirée a été marquée par une succession de débordements.
Plusieurs joueurs algériens ont vivement contesté les décisions arbitrales, encerclant l'arbitre sénégalais Issa Sy et ses assistants dans une atmosphère de forte hostilité. Il a fallu l'intervention rapide des stadiers et des officiels pour éviter que la scène ne dégénère davantage.
La tension s'est ensuite déplacée vers les joueurs nigérians. Des échanges houleux ont été observés sur le terrain, faisant planer pendant plusieurs minutes le risque d'une bagarre générale. Le dispositif de sécurité a permis de contenir les esprits et d'éviter un affrontement direct entre les deux équipes.
Dans les tribunes, le climat était tout aussi préoccupant. Une partie des supporters algériens, manifestement frustrés par l'élimination de leur sélection, a tenté de forcer un passage menant vers la pelouse. Des mouvements de foule et des actes de vandalisme ont été signalés, avant que les stadiers ne reprennent le contrôle de la situation.
Mais les faits les plus graves se sont produits hors du champ des caméras, dans la zone mixte, espace pourtant strictement encadré et réservé au travail des journalistes accrédités. Des journalistes algériens s'en sont violemment pris à des journalistes marocains présents pour couvrir la rencontre. Des insultes ont d'abord été proférées, avant que la situation ne dégénère en agressions physiques.
Les décisions attendues dans les prochains jours seront scrutées de près, tant elles engageront la crédibilité de la CAN et la volonté réelle de l'instance continentale de sanctionner fermement les dérives.
MS/CSS/NDARINFO



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