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CONTRIBUTION Pour une préservation de la paix sociale

Lundi 13 Février 2012

CONTRIBUTION  Pour une préservation de la paix sociale
Le Sénégal est aujourd’hui à la croisée des chemins. Notre pays se trouve dans une phase cruciale dans sa marche sur le long chemin de la démocratie. L’élection présidentielle de 2012, la seconde depuis l’alternance démocratique de 2000 qui avait contribué à rehausser son aura sur le plan mondial, s’avère être la plus polémique de l’histoire. Sur fond de contestation, de violence, les hommes politiques tiennent le pays en alerte depuis quelques temps. Des violences qui ont même abouti à des morts d’hommes et à l’incarcération, à tort ou à raison de jeunes. Je ne m’y aventurerai pas outre mesure.

Car il faut que la justice fasse son travail. C’est cela aussi un des principes fondamentaux mais aussi un des plus élémentaires d’un système démocratique. Ce qui demeure par contre une certitude et que je dénonce outrageusement, c’est que nombre de ces jeunes ont été utilisés par des personnes qui ne sont mus que par leurs intérêts personnels et immédiats.

Nous dénonçons un tel état de fait. Le Sénégal, notre pays nous est si cher. Nous avons consacré les plus belles années de notre vie à la défendre, à œuvrer pour son rayonnement, tant en Afrique que sur les autres parties du monde. Nous ne saurions dès lors rester les bras croisés et regarder les choses se dérouler, sans rien dire, ni faire. A notre niveau, nous ne pouvons que dénoncer et appeler les uns et les autres à plus de raison, de responsabilité et à préserver ce qui unit et qui fonde notre commun vouloir de vivre : la REPUBLIQUE DU SENEGAL.

Mes chers concitoyens, cette entité que nous partageons et qui tous, nous a vu naître et qui nous survivra, est ce que nous possédons de plus cher. Nous nous devons de la préserver dans la paix et la dignité, mais également dans le respect de l’autre et des principes qui ont toujours fondé notre existence. C'est-à-dire la tolérance, le dialogue, la concertation.

Comme on le dit en Wolof : «watt gaal ak yeggo » (littéralement : tirer ensemble dans la même direction). Ainsi, il n’y a pas lieu de s’invectiver ni de se tirer dessus. A la place de l’argument de la force, nous appelons à l’usage de la force de l’argument pour que comme toujours, la paix puisse régner dans ce pays.

Pour le Collectif des Formateurs et
Animateurs Culturels et Sportifs (COFACS)
Maître Abdou Latif Mbaye