L’Assemblée nationale du Sénégal, sous la XVe législature, s’apprête à adopter un texte fondateur pour l’avenir des disciplines sportives nationales. Le projet de loi n°06/2026 portant Code du Sport marque un tournant décisif dans la régulation des activités physiques et des compétitions. Ce nouveau cadre juridique vise non seulement à moderniser la gouvernance du secteur, mais surtout à assainir l'environnement des stades et des compétitions populaires.
L'un des piliers majeurs de cette réforme (Axe 4) concerne la lutte contre les violences et le dopage. Le texte prévoit désormais des sanctions pénales fermes contre les violences dans les stades, les discours haineux, le racisme et la xénophobie. Parallèlement, le Sénégal renforce son arsenal antidopage selon les standards internationaux, avec la mise en place de sanctions administratives et financières dissuasives pour garantir l'éthique sportive.
Le mouvement Navétane et la lutte (Axe 5) font également l’objet d’une restructuration profonde. Le Code du Sport impose désormais un encadrement plus strict du mouvement Navétane avec un calendrier officiel fixé du 15 juillet au 15 octobre. Une mesure phare permet désormais la suspension immédiate des activités en cas de violences, tandis qu'une meilleure gouvernance est exigée pour les compétitions de lutte, sport roi au Sénégal, afin de promouvoir la discipline et la sécurité.
Au-delà de l'aspect répressif, le projet de loi n°06/2026 ambitionne de créer un écosystème sportif inclusif et performant. Il met l'accent sur le développement des infrastructures, la promotion du sport scolaire et universitaire, ainsi que l'inclusion des femmes et des personnes vivant avec un handicap.
MS/NDARINFO









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