Le ministère français des Affaires étrangères est soupçonné d'avoir entravé une enquête de la gendarmerie nationale portant sur la répression sanglante ayant suivi la réélection contestée d'Ali Bongo au Gabon en 2016.
Selon des documents internes consultés par Marianne, le Quai d’Orsay aurait caviardé une liste de pièces essentielles réclamées par l’Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH). Cette enquête vise des faits d'arrestations arbitraires, de tortures et de crimes contre l'humanité, tout en explorant une éventuelle implication de ressortissants français dans les exactions commises lors de l'assaut du quartier général de l'opposant Jean Ping.
Lors de cette crise électorale, le déploiement de l'armée par le régime Bongo avait transformé les manifestations populaires en un véritable bain de sang. L'attaque du QG de Jean Ping à Libreville, marquée par des mitraillages depuis un hélicoptère et l'intervention d'hommes cagoulés au sol, avait fait de nombreuses victimes, dont des binationaux.
Alors que deux plaintes ont été déposées en France, l'attitude de la diplomatie française soulève des questions sur le soutien historique de Paris au clan Bongo, au pouvoir depuis 1967.
MS/NDARINFO



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