Des informations erronées portant sur la langue arabe et l’enseignement religieux musulman au Sénégal circulent de façon récurrente sur les réseaux sociaux depuis avril 2024. La rumeur la plus récente prête aux autorités sénégalaises l’intention d’ériger le Coran en matière « centrale » ou « fondamentale » dans les écoles publiques, s'appuyant sur des visuels montrant le Livre Saint juxtaposé au portrait du président Bassirou Diomaye Faye.
Cette désinformation, largement partagée via des pages comme « Islam Religion de droiture », suggère également à tort que l'arabe remplacerait le français comme langue officielle, une allégation déjà démentie par le cadre constitutionnel qui exige un référendum pour tout changement de régime linguistique.
Si le gouvernement a effectivement créé une Délégation générale aux Affaires religieuses pour favoriser l'insertion des diplômés en arabe, aucune décision n'a été prise pour modifier le statut du Coran à l'école. Actuellement, l'enseignement religieux, qui inclut le Coran, le Hadith et le Tawhid, dispose d'un volume horaire de quatre heures par semaine dans le cycle élémentaire.
Les réformes récentes se sont plutôt concentrées sur la professionnalisation du secteur des daaras et l'introduction de l'anglais à l'élémentaire. La vigilance reste donc de mise face à ces « ballons de sonde » médiatiques qui exploitent le contexte de souverainisme prôné par les nouveaux dirigeants pour alimenter la confusion dans la sous-région.
MS/NDARINFO



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