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Investitures aux élections locales du 23 janvier 2022 : L’Apr contre L’Apr

Jeudi 2 Septembre 2021

Les investitures pour les prochaines élections municipales et départementales ont plongé le parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (Apr) dans une zone de haute turbulence. En effet, alors à la démarche des opposants du président Sall qui travaillent présentement à la mise en place de grande coalition, chez les camarades du Président Sall c’est plutôt à des querelles de positionnement entre militants et/ou leaders politiques. De Matam à Ziguinchor, de Dakar à Kédougou, en passant par le centre du pays, partout, les responsables de l’APR se regardent en chiens de faïence et n’hésitent plus à se crêper les chignons.


Investitures aux élections locales du 23 janvier 2022 : L’Apr contre L’Apr
Avis de tempête au sommet du parti au pouvoir : l’Alliance pour la République (Apr). Nonobstant, l’appel au calme lancé par le président du parti, Macky Sall non moins chef de l’Etat, l’Alliance pour la République fait de plus en plus face à des querelles de positionnement entre militants au fur et à mesure qu’on se rapproche de la date des prochaines élections municipales et départementales. A quatre mois des prochaines élections, le parti fondé par l’actuel chef de l’Etat en décembre 2008 est aujourd’hui miné par des rivalités internes dans plusieurs localités du pays.

De Matam à Kédougou en passant par Dakar jusqu’à Bakel, partout dans ces localités, les partisans du chef de l’Etat sont divisés par une guerre des investitures. C’est chacun pour soi et Dieu pour tous. A Kolda, ils sont aujourd’hui trois responsables de l’Apr engagés dans la course pour succéder à la tête de la mairie, leur camarade, Abdoulaye Bibi Balde, également candidat à sa propre succession.

Les plus en vue dans cette bataille de positionnement sont entre autres, l’actuel Directeur des Domaines, Mameboye Diao, et le Pr Moussa Balde, ministre de l’agriculture (voir par ailleurs). Il en est de même à Saint Louis ou l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane a réitéré sa volonté de briguer la mairie de Saint louis actuellement aux mains de Mansour Faye, beaufrère du président Sall et actuel ministre des transports terrestres.

A Dakar, on note plusieurs fronts ouverts par les camarades du président de la République dont le plus emblématique est sans doute celui opposant Amadou Ba et Abdoulaye Diouf Sarr qui meurent tous une envie débordée de remplacer Madame Soham El Wardini à la tête de la ville de Dakar. Dans le Sud du pays, nous avons le front ouvert par le président du Haut Conseil du Dialogue des Territoires Benoit Sambou, Aminata Angélique Manga, Doudou Ka, Directeur général de l’Aéroport international Blaise Diagne et Mamadou Barry pour le contrôle de la mairie de Ziguinchor actuellement administrée par Abdoulaye Baldé, président de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs).

Tous les jours ces responsables du parti au pouvoir s’activent sur le terrain pour essayer d’imposer leur légitimité à défendre les couleurs de l’Apr lors des prochaines municipales. A Linguère et Rufisque, nous avons également le front opposant respectivement Samba Diombene Ka à Aly Ngouille Ndiaye et Samba Ndiaye pour le contrôle de la mairie de Linguère et Ismaïlia Madior Fall, ministre d’Etat, conseiller du président – Souleymane Ndoye, député et président du conseil départemental de Rufisque, protégé du ministre des Collectivités territoriales Oumar Guèye, porte-parole du gouvernement qui aspirent tous deux à devenir le prochain maire de la ville.

La liste des localités minées par la bataille des investitures ouvertes par les responsables du parti au pouvoir est loin d’être exhaustive. Puisqu’à Matam, nous avons également le front pour le contrôle des collectivités de cette région opposant Mamadou Mory Diaw, Barka Ba, Abou Lo, Amadou Kane Diallo, Farba Ngom et les frères Dia (Harouna et Daouda Dia). Il faut dire que cette démarche des camarades du chef de l’Etat tranche avec celle mise en exergue par les opposants au président Sall. Ces derniers semblent, en effet, mettre l’accent sur la mise en place de grandes coalitions fédérant un grand nombre de partis politiques.

Nando Cabral GOMIS