"Tout s'est déroulé dans les règles de l'art. On a suivi toutes les voies légales. Le dossier est passé à la Direction centrale des marchés publics (DCMP) et tous les actes posés ont été datés", a déclaré M. Ndiaye lors de la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an aux députés.
Le président de l'Assemblée nationale a précisé que soixante-seize véhicules sont réceptionnés en attendant un prochain lot, affirmant "assumer entièrement la décision de doter les députés de moyens de déplacement pour accomplir efficacement leur mission".
Ces déclarations interviennent après que le député Thierno Alassane Sall (opposition) a invité dimanche Malick Ndiaye à fournir des "explications" sur ce marché. "A quel prix ces véhicules ont-ils été achetés? Auprès de quel fournisseur ? Selon quelle procédure?", avait demandé le parlementaire.
Le président de l'Assemblée nationale a soutenu que tout est vérifiable dans le cadre des démarches d'acquisition. "Tout a été documenté [celui qui a gagné le marché, le montant, comment la procédure s'est passée]", a-t-il affirmé.
Malick Ndiaye est même allé plus loin en proposant "un point de presse avec la commission des marchés pour éclairer la lanterne des Sénégalais".
S'agissant du financement, le président de l'Assemblée nationale a assuré n'avoir sollicité aucune institution de l'État. "On n'est pas allé à la présidence de la République, au ministère des Finances ou chez le Premier ministre pour demander de l'argent pour des véhicules", a-t-il déclaré.
"Dans le cadre de la rationalisation et de la volonté de mettre les députés dans des conditions de travail, on a rassemblé leur indemnité", a expliqué M. Ndiaye, précisant que les députés de la présente législature sont restés pendant "un an sans entrer en possession de leur indemnité de 900 000 FCFA".
Le président de l'Assemblée nationale a présenté ces véhicules comme un outil nécessaire pour le travail parlementaire sur le terrain. "Ce n'est pas du luxe ou quelque chose pour faire plaisir aux députés. C'est un outil de travail à l'image des tablettes, téléphones ou crédits donnés aux députés", a-t-il soutenu.
M. Ndiaye a révélé avoir utilisé le budget de 200 millions de FCFA trouvé dans les caisses de l'Assemblée nationale pour régulariser la situation des députés dont le mandat a été écourté par la dissolution de l'Assemblée à l'arrivée des nouvelles autorités.
Répondant à des allégations de "gabegie financière" à la présidence de l'Assemblée nationale, Malick Ndiaye a révélé que le budget de l'Assemblée nationale a été réduit de "300 millions FCFA pour éviter d'éventuelles polémiques".
"Le budget de l'Assemblée nationale a été réduit de 300 millions de FCFA parce que nous avons refusé une augmentation", a-t-il rappelé, ajoutant que "les gens auraient dit que c'est pour les véhicules qu'on a accepté une hausse du budget".
Le président de l'Assemblée nationale a même suggéré l'acquisition de véhicules "robustes" pouvant permettre aux députés "d'aller partout dans le pays pour faire correctement leur travail parlementaire".
MS



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