Le rapport d’expertise médico-légale concernant le décès d'Abdoulaye Ba, survenu le 9 février dernier à l'UCAD, livre des conclusions glaçantes.
L’examen réalisé par le Dr M. A. Diallo à l’Hôpital Général Idrissa Pouye écarte définitivement les thèses de mort naturelle, notamment la crise d'asthme initialement évoquée, pour confirmer un décès consécutif à une violence extrême.
Le document médical, devenu une pièce maîtresse du dossier judiciaire, conclut à un polytraumatisme sévère. L’autopsie révèle des lésions dévastatrices localisées principalement sur le flanc gauche de l’étudiant : des fractures des 10ᵉ et 11ᵉ côtes ont provoqué un « embrochage » du poumon, entraînant un hémothorax volumineux.
Le rapport mentionne également des déchirures graves de la rate et du rein gauche, causant des hémorragies internes massives.
Bien qu'aucune fracture crânienne n'ait été relevée, le médecin légiste a constaté une commotion cérébrale et une hémorragie sous-durale, preuves d'un choc violent à la tête. Selon le Dr Diallo, c'est cette accumulation de traumatismes thoraciques, abdominaux et crâniens qui a provoqué une défaillance cardio-respiratoire aiguë.
Ces révélations techniques confirment la thèse d'un choc ou de coups d'une intensité rare, orientant désormais l'enquête de la DIC vers la recherche des auteurs de ce « mécanisme traumatique majeur ».
MS/NDARINFO



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