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Opinion: Le Pont Faidherbe est gris, quel cri?

Lundi 29 Avril 2013

Opinion: Le Pont Faidherbe est gris, quel cri?

Les ponts, comme les arches, sont des symboles sacrés : le pont Faidherbe - constitué de sept arches - qui relie l'île au continent (et non pas l'inverse du point de vue de l'histoire) restera pour quelques siècles encore, l'emblème de la ville de Saint-Louis.
La couleur grise est rarement la couleur du ciel à Saint-Louis du Sénégal, cette ville historique et légendaire, belle comme le fleuve qui s'écoule matinal...

Qui a choisi cette couleur pour le Pont Faidherbe car j'apprends (20 avril 2013) que la couleur grise est sa couleur d'origine (?)
Le choix de cette couleur, technique au demeurant, peut se comprendre : le gris est proche du blanc qui, contrairement à la couleur noire qui absorbe toute la lumière, la réfléchit et permet donc à l'oeil de ''mieux voir'' la couleur, entre autres...

Le très majestueux et poétique Pont Faidherbe, qui permet, dans un premier mouvement de quitter l'île et, dans un second mouvement de la ''joindre'', a, comme nous le savons, une origine militaire : les troupes militaires françaises basées sur l'île devaient pouvoir arriver sur le continent, pour des raisons stratégiques, dans des délais très courts...

L'histoire économique de tous les continents est souvent mêlée à l'histoire militaire; ainsi a commencé l'histoire du Pont Faidherbe à la fin du 19ème siècle...
La couleur grise choisie très certainement sur la base de critères plus techniques, comme rappelé, qu'esthétiques, doit-elle rester la couleur du Pont Faidherbe, emblème de la ville de Saint-Louis?

La question ''couleur'' est posée à tous les artistes qui aiment Saint-Louis et particulièrement aux artistes natifs de Saint-Louis ou qui ont élu domicile (le domicile du coeur?) sur l'île; je pense notamment à André Guibril Diop, Jacob Yacouba mais encore MASTA dont j'ai ''rencontré'' les oeuvres à la Galerie Mame Thiouth et que je connais pas encore, mais aussi le grand créateur-récupérateur, Maïssa Fall (MF : Mangeur de Fer) et Madeleine Devès Senghor.

Les belles galeries d'art installées aussi sur ''le flanc Sud'' de l'île, Arte et les Comptoirs du Fleuve (j'eusse préféré l'appellation Le Comptoir du Fleuve) auront également deux mots à dire ou à redire...

L'île de Saint-Louis est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco : j'apprends qu'au moins 22 000 voitures(?) entrent et sortent de l'île tous les jours : je réclame et je ne suis pas seul dans ce premier combat, le statut ''d'île piétonne'' pour l'île (partiellement piétonne?) : le jeu en vaut le pont et non plus la chandelle!
Saint-Louis ressemble étrangement à la Nouvelle-Orléans, cette grande ville américaine du Jazz; Saint-Louis est depuis longtemps une ville ''corrélée'' également au Jazz et il faut de plus en plus penser au jumelage des deux villes, la question est d'abord ''municipale et politique''...
Enfin, l'île de Saint-Louis a un avenir culturel immense : donnons-nous les moyens de passer du rêve à la réalité!
Architectes, Urbanistes, Sociologues, Hommes politiques, Philosophes et Poètes : unissez vos forces et vos talents et assurez davantage le rayonnement culturel de l'île de Saint-Louis...

Un constat : il manque un avion de l'époque de l'Aéropostale du célèbre Jean Mermoz, devant la façade de l'Hôtel de la Poste(le dessin de l'avion ne suffit pas : voyez Orly...) : petit clin d'oeil à celui qui a passé sa dernière nuit dans la chambre 219...
Mame Coumba BANG, l'invisible passager du Fleuve, aura le dernier mot...
Le Pont Faidherbe est gris, quel cri?

Jean-Michel SECK