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Pétrole Mondial : L'Iran impose un « péage » maritime obligatoire au détroit d'Ormuz

Jeudi 26 Mars 2026 - 22:09

L'Iran se positionne désormais comme le gardien absolu du détroit d'Ormuz, voie de passage maritime essentielle pour le transport du pétrole à l'échelle mondiale. Cette initiative unilatérale consolide la mainmise de facto de Téhéran sur cette fracture maritime cruciale et officialise sa capacité à garantir l'approvisionnement pétrolier continu de la Chine.
 

Les récentes communications iraniennes adressées à l'autorité maritime des Nations Unies, couplées aux témoignages des équipages traversant le détroit, révèlent la mise en place d'un système s'apparentant à un péage maritime. Pour franchir le passage, les navires marchands sont désormais contraints de pénétrer dans les eaux territoriales iraniennes et de se soumettre aux contrôles du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Selon des sources concordantes, au moins deux navires commerciaux ont déjà dû s'acquitter de cette taxe de passage pour poursuivre leur route.
 

Cette militarisation des flux intervient alors que le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz s'est effondré de 90 % depuis le déclenchement de la guerre en Iran. Ce blocus de fait a provoqué une explosion des cours mondiaux du brut et généré des pénuries alarmantes pour les économies asiatiques lourdement dépendantes des hydrocarbures du golfe Persique. Depuis le 1er mars 2026, seuls 150 navires (pétroliers et porte-conteneurs) ont transité par Ormuz selon la société d'information maritime Lloyd's List Intelligence, ce qui correspond à peine à une journée de trafic normal d'avant-guerre.
 

Pourtant, au milieu de ce marasme mondial, Téhéran parvient à maintenir ses propres exportations d'or noir. Le terminal pétrolier de l'île de Kharg (Iran) a chargé 1,6 million de barils en mars 2026, un volume globalement stable par rapport aux moyennes d'avant-guerre selon le cabinet d'analyse de données Kpler. La quasi-totalité de ce brut est acheminée vers la Chine, rachetée par de petites raffineries privées indépendantes (les « tea pots ») imperméables aux sanctions économiques et financières américaines.
 

MS/NDARINFO