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Saint-Louis : les pistes d’une bonne gestion du foncier dans les collectivités

Mercredi 21 Décembre 2011

Saint-Louis : les pistes d’une bonne gestion du foncier dans les collectivités
Les participants à l’atelier du Millénium chalenge account (MCA-Sénégal), qui s’est ouvert mardi à Saint-Louis, ont formulé plusieurs critiques et recommandations à propos des différents instruments mis en place pour la gestion du foncier dans les collectivités locales.

Au cours de cette rencontre axée sur le thème : ‘’Sécurisation foncière et accaparement des terres : états des lieux, défis et proposition de solutions’’, ils ont souhaité l’appropriation des outils, POAS, CDI, registres fonciers et livres fonciers, par les populations.

En ce qui concerne les Plans d’occupation et d’affectation des sols (POAS) mis en place par la Société d’aménagement des terres du delta et de la Falémé (SAED) et utilisés par des structures comme le Programme d’appui aux communautés rurales (PACR) et le MCA, les participants ont convenu de son utilité mais proposent sa vulgarisation.

Egalement initiée par la SAED, la Charte du domaine irrigué, qui vise aussi une bonne gestion de l’espace dans les communautés rural, souffre, selon Ousmane Ly de la communauté rurale de Guia (Podor), d’un manque de vulgarisation auprès des populations qui ignorent jusqu’à son existence.

Ly avoue avoir entendu parler de cette charte pour la première fois au cours de l’atelier de Saint-Louis. Pour cette raison, il a demandé aux autorités d’œuvrer à sa vulgarisation. Il faut aussi, propose-t-il, spécifier les POAS suivant les collectivités locales concernées par sa mise en place.

Certains ont émis le souhait d’une réactualisation des POAS, estimant que certaines zones programmées pour l’élevage pourraient, après quelques années, ne pas être propices à cette activité et être affectées à l’agriculture.

Les participants veulent que ces instruments, nés d’un consensus entre les populations, soient l’objet d’arrêtés préfectoraux afin de leur donner un caractère légal pour éviter des conflits à long terme.

Les communautés rurales dont les moyens sont faibles ont besoin d’un appui conséquent pour faire face à des actions de délimitation et de zonage des terres, selon des intervenants qui ont plaidé pour la fin des affectations abusives de terre, qui font que parfois les surfaces octroyées dépassent les limites de la collectivité concernée.

Le directeur du foncier du MCA, Alain Diouf, a promis de tenir compte de ces avis pour que d’ici à cinq ans, la bonne gouvernance foncière soit une réalité avec la diminution des conflits nés de la distribution des terres.

Selon lui, ’’la mise en ouvre du MCA vint d’être lancé avec cette rencontre où les avis des populations locales ont été pris et il en sera ainsi pour le reste du programme’’.

Le MCA est un vaste programme infrastructurel et hydraulique financé à hauteur de 240 milliards par les Etats-Unis et orienté vers les régions Sud et Nord.

APS