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"Sonko a bien compris qu’il y’a une faiblesse au sein de la majorité"

Jeudi 18 Mars 2021

"Sonko a bien compris qu’il y’a une faiblesse au sein de la majorité"


Le Front de l’opposition en gestation pourrait représenter une réelle menace sur l’ambition du régime en place de conserver le pouvoir au-delà de 2024. Interpellé sur ce projet porté par le leader du Pastef, Ousmane Sonko hier, mercredi 17 mars, l’Enseignant chercheur en Sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint Louis, Moussa Diaw a indiqué «le contexte actuel constitue un enjeu important à mettre au profit de ce front en gestation».

Chaque jour qui passe, le leader de Pastef, Ousmane Sonko consolide son projet de création d’un large front politique pour faire face au régime en place à travers des visites de courtoisie aux responsables de mouvements citoyens et responsables. Hier, mercredi 17 mars, c’était autour du président du Grand parti, Malick Gakou de le recevoir au siège de son parti sis à Yoff non loin de l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor.

Cette rencontre intervient quelques jours après celles tenues par l’ancien candidat classé 3ème à l’élection présidentielle du 26 février 2019 dernier avec les responsables du mouvement Y’en a marre, Dr Babacar Diop des Forces Démocratiques du Sénégal (FDS), Moustapha Mamba Guirassy et Khalifa Ababacar Sall. Interpellé surles enjeux liés à cette nouvelle coalition de l’opposition face au bloc Beno Bokk Yakaar(Bby) qui a pratiquement battu tous les records en termes de longévité dans l’histoire politique du Sénégal indépendant, l’Enseignant chercheur en Sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint Louis, Moussa Diaw a estimé que «la marge de manœuvre du régime en place est très faible» et que «le contexte actuel constitue un enjeu important à mettre au profit de ce front en gestation». «On sent une sorte de rafistolage politique au niveau du régime en place qui est en train de contourner les revendications sociales en apportant des réponses aux questions qui ne sont posées tout en ignorant celles qui ont poussé les gens à descendre dans la rue», a-t-il souligné.

Citant entre autres, le décret signé parle président visant la rationalisation des dépenses publiques par la dotation des indemnités forfaitaires globales à certains personnels de l’Etat et de ses démembrements et la renégociation du contrat avec Senac SA, le professeur Moussa Diaw estime que ces mesures ne correspondent pas du tout à la demande sociale qui se situe au niveau des questions de l’emploi des jeunes, de lutte contre la pauvreté, de la bonne gouvernance ainsi que le choix des projets prioritaires. «(Ousmane) Sonko a bien compris qu’il y’a quelque part une faiblesse de la majorité qui n’a pas su gérer les aspects sociaux, la jeunesse, le ras-le-bol des citoyens par rapport à la gestion de la pandémie qui a durement affecté l’économie», a-t-il fait remarquer.

Ainsi poursuivant son analyse, l’Enseignant chercheur en Sciences politiques de faire remarquer au sujet de l’enjeu de ce projet de création d’une nouvelle coalition politique que le leader de Pastef «a compris que la majorité éprouve de la peine pour apporter des réponses aux difficultés actuelles». «Ousmane Sonko est donc en train de profiter de cette difficulté du régime à apporter des vraies réponses aux questions sociales pour asseoir une coalition qui pourrait être durable en raison de la situation sociale très difficile que vivent les populations. Donc, il peut facilement mobiliser les citoyens autour d’un projet», a-t-il ajouté avant de préciser au sujet de la menace d’inéligibilité qui pèse sur le leader de Pastef avec cette affaire «Sweet beauty». «Ousmane Sonko est conscient de sa situation, raison pour laquelle, il a demandé que la justice fasse son travail en toute impartialité parce qu’il est sûr et certain qu’il n’a rien à se reprocher.

Pour ce qui est de Karim Wade et Khalifa Sall, ils pourraient trouver en cette coalition une aubaine pour recouvrer leurs droits civils et politiques. Et si jamais, Sonko qui a mention ce point dans ses exigences, obtient gain de cause cela serait un grand atout pour lui».

NANDO Cabral GOMIS


 


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1.Posté par Xunxunöor le 18/03/2021 14:50 | Alerter
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Il n'a rien compris du tout. Les circonstances de son interpellation ont simplement ouvert la voie à ces émeutes de la faim. La banlieue - voire tout le pays - étouffe depuis l'installation de la pandémie. Si c'est cela sa compréhension de ces journées dramatiques, il se trompe lourdement.

2.Posté par No ref ref le 19/03/2021 01:47 (depuis mobile) | Alerter
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Je ne suis pas d’accord avec vous sonko est entrain de faire ce que un bon politicien doit faire être opportuniste la sortie des jeunes durant son arrestation certes n’était pas la cause à 100% mais il a joué un rôle maintenant il est en de canaliser

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