À l’occasion de la deuxième édition du Sénégal Space Week, les autorités nationales ont affiché leurs ambitions dans la course mondiale aux technologies stratégiques. Placé sous le Haut Patronage du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, cet événement international organisé par l'Agence Sénégalaise d’Études Spatiales (ASES) s'articule cette année autour des enjeux de sécurité, de défense et de gouvernance territoriale.
Le gouvernement réaffirme ainsi sa volonté politique de positionner structurellement le pays comme un carrefour continental incontournable pour l'industrie spatiale, la gestion de la donnée et la géointelligence.
Géointelligence, infrastructures de pointe et diplomatie spatiale à Khombole
Le ministre des Forces armées, le général Biram Diop, a souligné que la maîtrise des capacités spatiales est devenue une nécessité de souveraineté pour la surveillance des frontières, le renseignement stratégique et la lutte contre le terrorisme. Pour opérationnaliser cette vision, le Directeur général de l’ASES, Maram Kaïré, prône l’exploitation combinée des satellites et de l’intelligence artificielle comme levier d'aide à la décision publique.
Sur le plan des infrastructures, le déploiement progresse avec la construction du premier observatoire d’astronomie et d'astrophysique à Khombole, dont la première pierre a été posée en novembre dernier. Le projet intègre également des stations de réception de données satellitaires, des plateformes de calcul intensif et des centres d’assemblage de microsatellites. Cette feuille de route repose enfin sur une diplomatie technologique active pour capter les compétences internationales, adossée à un investissement massif dans la formation d'ingénieurs et de la jeunesse africaine.
MS/NDARINFO









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