La tension monte à l'Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis après l'annonce de la fermeture temporaire des restaurants universitaires par le Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (CROUS). Cette mesure, qui prend effet après le dîner de ce vendredi, fait suite au mot d'ordre de 48 heures « sans ticket » lancé par la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) pour réclamer le paiement intégral des rappels de bourses.
Depuis le 5 février, les étudiants observent ces journées de gratuité pour exiger le règlement des arriérés d'allocations d'études et le maintien de leurs acquis sociaux. Si la première journée de mobilisation s'est déroulée dans le calme, le Directeur du CROUS, Dr Babacar Diop, a justifié la suspension du service de restauration par des « actes qualifiables de sabotage ». Selon l'administration, les efforts pour maintenir le service public sont compromis par la répétition de ces actions de contestation.
Le président de la CESL, Amadou Ba, avait exprimé ses craintes de voir le campus de Sanar subir le même sort que l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), où les restaurants sont également fermés. La fermeture des cuisines à l'UGB, maillon essentiel de la vie estudiantine, fait craindre un durcissement du mouvement. Bien que le CROUS se dise ouvert au « dialogue social constructif », la CESL annonce déjà la préparation de nouveaux « plans d'action » pour faire aboutir ses revendications.
MS/NDARINFO





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