Le sénateur Mark Warner, président démocrate de la commission du renseignement du Sénat, a vivement contesté lundi les justifications de la Maison-Blanche concernant l'opération « Fureur épique ». Selon l'élu de Virginie, l'Iran ne représentait « aucune menace imminente » pour les États-Unis d'Amérique avant le déclenchement de l'offensive. Il a précisé que si Israël était effectivement menacé, assimiler une menace contre un allié à une menace directe contre le sol américain constituerait un précédent « inédit ».
« Si nous assimilons une menace contre Israël à une menace imminente contre les États-Unis, alors nous nous aventurons en terrain inconnu », a prévenu Warner devant la presse. Le sénateur a également pointé du doigt l'incohérence de la stratégie de l'administration Trump, affirmant que les objectifs de l'opération militaire ont déjà changé « quatre ou cinq fois » depuis samedi. Cette sortie de l'un des plus hauts responsables du renseignement au Congrès fragilise la rhétorique présidentielle sur la légitime défense.
Ces déclarations interviennent alors que le débat sur la légalité de l'intervention sans l'aval du Congrès s'intensifie à Washington. En séparant la sécurité d'Israël de celle des États-Unis, Mark Warner souligne une rupture majeure dans la doctrine de défense américaine, au moment même où les premières pertes humaines américaines sont confirmées sur le terrain.
MS/NDARINFO



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