La célébration de l’Aïd el-Fitr à la Grande Mosquée de Saint-Louis a été une occasion pour les autorités administratives, politiques et religieuses de lancer des appels à l'unité, aux réflexions sur la justice sociale et inquiétudes profondes sur le devenir de la ville.
Au terme de la prière, le Gouverneur Al Hassan Sall a salué la pertinence du sermon de l’Imam ratib, exhortant la population à s'en inspirer. Il a insisté sur l'impératif de paix et de développement, soulignant que seule une mobilisation collective permettra à la cité de Saint-Louis d'atteindre ses objectifs de progrès.
Le Maire Mansour Faye a, pour sa part, réaffirmé son attachement à cette tradition annuelle, rappelant la vocation de Saint-Louis comme « ville de foi ». Il a prôné l'instauration d'une justice sociale et l'embellissement des cœurs, condition sine qua non, selon lui, pour tout avancement réel. Le maire a assuré que la municipalité qu'il dirige s'engage à œuvrer dans cette dynamique de transformation sociale.
La note de gravité a été apportée par l’Imam ratib Cheikh Ahmed Tidjane Diallo. Dans un plaidoyer poignant, il a dressé un constat alarmant, déclarant que « Saint-Louis se meurt ». Déplorant la perte de l’aura nationale de la ville, tombée, selon lui, dans l’oubli, il a lancé un appel vibrant à la diaspora et aux « filles et fils de Saint-Louis » pour un sursaut collectif, afin de redonner à la capitale du Nord son lustre d’antan.
MS/NDARINFO



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