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Aucune graine reçue à l'usine, les huiliers haussent le ton

Mercredi 2 Décembre 2020

Une semaine après le démarrage de la campagne de commercialisation de l’arachide, l’unité industrielle de la Sonacos de Ziguinchor attend toujours le déchargement des premiers camions.


Aucune graine reçue à l'usine, les huiliers haussent le ton
Une semaine après le démarrage de la campagne de commercialisation de l’arachide, l’unité industrielle de la Sonacos de Ziguinchor attend toujours le déchargement des premiers camions. L’absence de graine a poussé les huiliers à se faire entendre

L’absence de graine au niveau de l’usine n’est pas un bon signe pour les milliers de travailleurs. Face à cette situation, le secrétaire général national du syndicat des corps gras a lancé l’alerte. Il estime que plus de 2000 employés sont menacés. «Après une semaine de campagne arachidière, Ziguinchor a reçu zéro camion au niveau de l’usine de la SONACOS. Cette situation nous inquiète au plus haut point», a déclaré Samuel Ndour, secrétaire général national du Syndicat des corps gras.

Face à la presse hier lundi, il a invité les autorités à prendre les devants pour que la situation ne devienne ingérable. «L’année dernière, nous avions reçu 28.000 tonnes, sur un objectif de 150.000 tonnes. La situation risque d’être pire cette année», a insisté le syndicaliste. Avec ses camarades, ils dénoncent une concurrence déloyale entretenue par des opérateurs étrangers. «Ces opérateurs sont allés jusque dans les villages pour ramasser l’arachide au bord des champs. L’intervention de ces étrangers empêche l’industrie locale de vivre. C’est cette industrie locale qui paie les impôts, crée de l’emploi. Un pays sans industrie ne peut pas se développer», dénonce Samuel Ndour.

A en croire M, Ndour, avec le silence des autorités, ces pratiques vont mettre l’ensemble des unités (SONACOS) du pays à terre. Ainsi, les syndicalistes n’éclatent pas mener des actions dans les prochains jours. «Nous allons aviser les plus hautes autorités, mais aussi les autres autorités administratives des différentes régions. Si les choses ne bougent pas, nous serons obligés d’être en ordre de bataille, avec l’organisation de marches jusqu’au ministère du Commerce», menace le secrétaire général national du syndicat des corps gras.