Le président américain Donald Trump a annoncé samedi 3 janvier avoir mené une opération militaire de grande envergure contre le Venezuela, affirmant que le président Nicolas Maduro et son épouse ont été "capturés et exfiltrés" du pays.
"Les États-Unis d'Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays", a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social dans la matinée.
Le président américain a qualifié l'opération de "brillante" lors d'un contact avec le New York Times. "Une excellente planification, des troupes et des hommes formidables. C'était une opération brillante, vraiment", a-t-il déclaré, annonçant une conférence de presse à 11h00 (16h00 TU) depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride.
Selon des médias américains, l'unité d'élite Delta Force de l'armée américaine aurait été impliquée dans la capture de Maduro. L'opération a été menée "en coordination avec les forces de l'ordre américaines", selon Trump.
Des explosions et des bruits d'avions ont été entendus à Caracas vers 2h00 du matin heure locale (7h00 TU), selon des témoins et des journalistes sur place. Plusieurs quartiers de la capitale vénézuélienne se sont retrouvés privés d'électricité. Des équipes de CNN ont enregistré la première explosion à environ 1h50 du matin.
Le gouvernement vénézuélien n'a pas immédiatement confirmé la capture de Maduro. La vice-présidente Delcy Rodriguez a déclaré samedi matin ignorer où se trouvait le président, exigeant une "preuve de vie" aux États-Unis. "Face à cette attaque brutale, nous ignorons où se trouvent le président Nicolas Maduro et la Première dame, Cilia Flores. Nous exigeons du gouvernement du président Donald Trump une preuve de vie", a-t-elle déclaré à la télévision publique.
Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino López, a accusé dans un message vidéo l'armée américaine d'avoir "frappé des zones résidentielles" lors de l'attaque, promettant un déploiement massif de tous les moyens militaires du pays. Maduro aurait déclaré l'état d'exception et appelé à la "mobilisation", selon des sources locales.
Le président colombien Gustavo Petro a annoncé samedi avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela, après les attaques aériennes menées par les États-Unis.
L'Iran, allié du Venezuela, a "condamné fermement l'attaque militaire américaine" et dénoncé "l'agression illégale des États-Unis" et "la violation flagrante de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale" du Venezuela.
Cette opération intervient après des mois de menaces de Trump contre Maduro. Le 23 décembre 2025, le président américain avait déclaré qu'il serait "intelligent" pour Maduro de quitter le pouvoir. Les États-Unis accusent le dirigeant vénézuélien de diriger un "narco-État" et de truquer les élections.
Ndarinfo/MS



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