Une violente passe d’armes a éclaté mardi entre le milliardaire Elon Musk, propriétaire du réseau social X, et le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. Depuis Dubaï, où il participait au Sommet mondial des gouvernements, le chef du gouvernement espagnol a annoncé une série de mesures radicales visant à réguler les plateformes numériques, déclenchant une réaction virulente du magnat de la tech.
Pedro Sánchez a dévoilé un plan en cinq points incluant l’interdiction de l'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 16 ans. « Nos enfants sont exposés à un espace d'addiction, d'abus, de pornographie et de manipulation », a-t-il martelé, qualifiant les réseaux sociaux d’« État failli » où l'impunité règne. Plus provocateur encore pour les géants du secteur, le dirigeant socialiste souhaite modifier la loi pour rendre les dirigeants de plateformes pénalement responsables des infractions et des discours de haine diffusés sur leurs sites.
La réponse d'Elon Musk ne s'est pas fait attendre. Sur son propre réseau social, le milliardaire a qualifié Pedro Sánchez de « tyran » et de « traître au peuple d'Espagne », l'affublant même du surnom insultant de « Dirty Sánchez ». Il a plus tard intensifié ses critiques en le taxant de « véritable fasciste totalitaire ».
Ce nouvel affrontement intervient quelques jours seulement après une première tension sur la question migratoire, où Sánchez avait répondu aux critiques de Musk par la formule : « Mars peut attendre, l'humanité non ». Cette escalade souligne le fossé grandissant entre les régulateurs européens et les tenants d'une liberté d'expression absolue sur internet.
MS/NDARINFO



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