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Covid-19 : Le Paradoxe de la Troisième Guerre Mondiale; L’humanité contre un Invisible. Par Dorothé FAYE

Mercredi 2 Septembre 2020

Covid-19 : Le Paradoxe de la Troisième Guerre Mondiale; L’humanité contre un Invisible. Par Dorothé FAYE

Enfin l’unanimité sur l’intérêt supérieur de la santé !

L’histoire a retenu de nombreux massacres humains dont l’ennemi de l’Homme ne s’agissait en réalité que de l’Homme lui-même ! Les deux guerres mondiales ont été incontestablement des épisodes traumatisants pour la race humaine. Mais, du mal sort le bien ! Les innombrables crimes contre l’humanité, et les cas de morts enregistrés ont permis de façonner au sortir de ces fléaux, un nouvel Être plus soucieux et sensible à la sacralité de la vie.
Le droit international public du XXème siècle ne s’est désormais plus restreint aux affaires humanitaires qui sont particulièrement inhérentes aux dégâts issus de ces tragédies mondiales à savoir : l’atteinte à la vie, les cas de tortures et de traitements inhumains, des crimes internationaux… Et auxquels, il s’est légitimé de solutionner les problèmes de santé.

L’émergence du droit à la santé qui en effet fut la résultante des progrès scientifiques, caractérisés par le développement de la médecine, demeure un membre fondamental de la famille des droits de l’Homme, consacrés à l’échelle universelle par la charte des Nations Unies en 1946. C’est alors à bon escient que cette clairvoyante résolution ait vu le jour ! Car en l’espèce, l’histoire retiendra encore, la survenance d’un troisième Conflit mondial inattendu, avec un paradoxe inouï. COVID-19 ! Un virus sournois et invisible, un criminel par excellence vient chambouler le monde entier en moins de 90 jours en déclarant la guerre à l’humanité entière contre toute attente en 2020 !

Le comble, loin d’espérer le combattre avec des armes nucléaires que les grandes puissances occidentales ont mis tant de mal à inventer pour s’en servir le jour où leur hégémonie sur la planète serait menacée comme à l’accoutumée ; le CORONA-VIRUS, de par sa fameuse initiale lettre « C » a réussi d’imposer les nouvelles règles du jeu pour son cor-à-cor d’avec la race humaine. Il a d’avance remporté les premières batailles contre le monde dévasté à l’heure actuelle en détruisant la paix et la sécurité internationale. Cela, grâce à un jargon spécifique, un champ lexical d’une nouvelle typologie de stratégies qui, en peu de temps a fini par créer la psychose : Contamination – Cas Confirmé – Cas Contacts et Communautaires –Confinement – Couvre feu – Cache nez suivis du respect des mesures barrières…Au moment où, la Colère de l’Homme excelle, face à ses propres limites de trouver promptement un remède efficace afin d’empêcher à son protagoniste de faire des Cimetières un lieu mémorial de sa victoire symbolique et incontestée !

Ces épreuves séquellaires mettent à nu l’ensemble des Etats, touchés par de lourds impacts négatifs aux plans politique, économique, social… Tout en affichant une réponse unanime de « l’intérêt supérieur de la santé sur tout » longtemps négligé en faveur d’autres préoccupations.

Pour rappel, le droit à la santé qui est un droit social énoncé par le PIDESC de 1966 est souvent victime de fragilisation, laissé en rade par les Etats au motif qu’il est simplement considéré comme un droit de créance « ne pouvant lier les Etats que quant aux objectifs à atteindre ». Ne manquant dès lors de créer un laxisme qui paie cher aujourd’hui les conséquences en cette période de pandémie de la Covid-19.
Pourtant l’importance capitale de la santé a fait l’objet de plusieurs alertes peu comprises. Il faut relever selon le docteur en Droit PUBLIC TAPSIROU BA que la santé reste une notion difficile à cerner qui défie la détermination du juriste, la ténacité du politiste, la rigueur du médecin, la perspicacité du sociologue et la curiosité du philosophe.
Ne serait-il pas donc pour le droit à la vie et à la santé, le moment tant attendu afin de d’occuper la véritable place que les Nations devraient leur accorder ?

En effet, l’alarme s’est déclenchée depuis belle lurette pour permettre à chaque Etat particulièrement ceux du SUD de remettre en cause l’état de leurs systèmes de santé et se prémunir d’armes plus efficaces. Rappelant ainsi des épidémies qui ont sévi sur le monde notamment le Choléra qui a atteint deux mille personnes, dont une trentaine de morts, au Sénégal de 2004 à 2006. Le virus d’Ebola qui a pris départ au sud de la Guinée en 2013, pour se propager au Libéria et en Sierra Léone, puis au Nigéria, au Mali et au Sénégal. L’épidémie traverse les frontières de l’Atlantique pour toucher l’Espagne, l’Allemagne et les Etats Unis. L’inquiétude, la solidarité et les déclarations prirent alors place pour contrer Ebola. L’OMS déclare Ebola « urgence sanitaire de portée internationale » tandis que le Conseil de sécurité de l’ONU se résigne à accepter ce Virus comme « une menace à la paix et à la sécurité internationale ». Toutefois, cela n’aura pas empêché le pire avec un bilan de 11.315 morts. Constat qui devrait plutôt alerter et renseigner sur la fragilité des systèmes sanitaires des pays en développement, mais aussi de la dispersion des actions sanitaires nationales et internationales qui ont encore refait surface.

Partant de plus près, même seuls les milliers cas de morts de personnes chaque année du paludisme, du sida, de la tuberculose et des maladies chroniques auraient dû suffire pour illustrer le « désordre » sanitaire qui prévaut dans le monde et renforcer la coordination à l’échelle planétaire. Hélas ! Selon le docteur Knock « un homme bien portant est un malade qui s’ignore ». Bien que la santé ait pu s’imposer comme un objet d’étude incontournable, de la médecine aux sciences juridiques en passant par les sciences économiques, politiques et la sociologie ; l’épreuve de la COVID-19 permet de se rendre compte que la santé serait un état d’inconscience, une sorte de sommeil de la lucidité dont l’heureux possesseur ignorerait la fragilité et donc les périls qui le menacent sourdement, mais inéluctablement !
Aujourd’hui l’humanité est prise au dépourvu ne pouvant pas encore contenir l’inévitable avec un bilan provisoire exorbitant pouvant aller pour un seul pays comme l’Italie à 23660 morts, aux Etats Unis à 41 114 décès, en Chine 4632 morts sur 82 747 CAS POSITIFS… Il mérite de mentionner par ailleurs que cette pandémie qui a fait ses débuts en Chine en fin 2019 semble vouloir laisser un message à l’humanité qu’il convient de décrypter pour le salut de tous les peuples de l’Univers. Sans doute l’importance du respect des droits de l’Homme ne sera faite fi ! Le constat est explicite ! corona virus a déclenché la guerre en premier lieu au pays le plus puissant sur le plan démographique, l’une des premières puissances économiques mondiales, un pays cité en référence pour sa rigueur dans le travail, dans la recherche, et la discipline de ses citoyens … malgré cela ce pays est mis au chaos par le VIRUS.

Que place soit donnée à la cohérence d’idées et à autre chose que l’on ne saurait définir pour l’instant, mais qu’il convient de rechercher et de trouver à tout prix. Au-delà du domaine de la médecine ! De la compétence, de la sagesse et de l’implication des médecins devenues impératives dans ce combat ! Afin d’affronter l’ennemi Covid-19 qui n’a pas encore dit son dernier mot, et restaurer l’équilibre social piétiné par les impacts négatifs de cette pandémie dans le monde.

Fiche de réflexion n° 1                                                   
Dorothé FAYE : Maitre en DROIT
Article publié à titre posthume.
Dorothé FAYE, née le 15 janvier 1989 a été rappelée à Dieu le 17 août 2020 après un combat perdu contre le Cancer.


 


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