Cette décision fait suite à une série d'étapes électorales majeures : un référendum constitutionnel en septembre, suivi d’une élection présidentielle en décembre dernier. Le scrutin, jugé apaisé par les observateurs de la CEDEAO, a consacré la victoire du général Mamadi Doumbouya, 41 ans, élu avec plus de 86 % des suffrages.
Un retour au pouvoir élu sous haute surveillance
Si l'installation d'un pouvoir élu met techniquement fin à la transition militaire, elle ne dissipe pas toutes les inquiétudes. L'accession du général Doumbouya à la présidence contraste avec ses promesses initiales, lorsqu'il affirmait qu’aucun membre de la junte ne briguerait le pouvoir.
Malgré ce virage politique, la CEDEAO privilégie la normalisation diplomatique. Toutefois, l'organisation « exhorte les autorités guinéennes à redoubler d’efforts pour consolider la démocratie, promouvoir la bonne gouvernance et renforcer l’État de droit ». Ce message intervient alors que le climat politique intérieur reste marqué par des arrestations et des suspensions de partis politiques.
Vers une réintégration totale
La levée des sanctions, qui incluaient des restrictions financières et diplomatiques, ouvre désormais la voie au retour de la Guinée au sein des instances de décision de la CEDEAO. Mais ce retour en grâce place les nouvelles autorités de Conakry face à une obligation de résultats : transformer les promesses de stabilité en actes concrets de respect des droits humains et de développement économique.
MS/NDARINFO



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