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Guerre en Gambie: Mes cinq craintes . Par Amine Sall

Jeudi 19 Janvier 2017

A l'heure où les troupes de la CEDEAO se préparent à lancer l'offensive pour chasser Yaya Jameh du pouvoir, l'on est en droit de s'interroger sur les conséquences d'un tel conflit sur la Gambie, le Sénégal et la sous règion...


A quelques minutes de la fin de l’ultimatum fixé par la CEDEAO au président Yaya Jameh, la confrontation armée semble inévitable. Les déclarations guerrières de part et d’autre ont très tôt pris le dessus sur les pouparlers diplomatiques. Quelles peuvent être les conséquences d’un tel conflit pour la Gambie, le Sénégal et la sous région?
1. La premiére conséquence c’est la perte de vies humaines, notamment celles de milliers de civils Gambiens qui seront pris entre les feux des belligérants. Ceux qui auront la chance de survivre à cette guerre seront traumatisés par les horreurs vécus et la perte de proches parents.

La seconde conséquence sera la démolition de nombres d’infrastructures phares en Gambie telle que l’Aéroport, la “State House”, le “Ferry” de la transgambienne, etc. Le président Adama Barrow risque donc de passer le temps de son mandat à reconstruire ce que les troupes de la CEDEAO auront défait. Par conséquent, il n’aura ni le temps ni les moyens de mettre en oeuvre son programme politique pour lequel il a été élu.

La troisième c’est le grand flux de refugiés gambiens qui vont envahir le Sénégal, surtout du coté de la Casamance. Cela risquerait d’accentuer l’insécurité dans une règion dèjá en proie à une rebellion vieille de plus de trente ans.
La quatrième conséquence découle de la précédente; elle concerne la déscolarisation des enfants gambiens déplacés. La CEDEAO a t-elle envisagée des mesures d’accompagnements pour assurer à ces enfants une continuité de leur droit à l’éducation?

Enfin, les récentes tensions qui ont éclaté hier en Cote d’Ivoire (mutunerie d’une partie de l’armée) et au Mali (attaques terroristes) pourraient pousser ces pays ainsi que les autres membres de la coalition à revoir à la baisse leur participation à l’effort de guerre. En cas d’enlisement du conflit, l’économie du Sénégal pourrait donc en prendre un sacré coup car nos maigres impots seront utilisés pour entretenir les troupes au front.

Une guerre dont le seul objectif est d’enlever un homme, fut-il un dictateur, pour installer un autre ne saurait faire l’affaire de la Gambie encore moins du Sénégal. Les cas de la Lybie de Khadaffi et de l’Irak de Saddam doivent nous servir de leçons. Il ne faut jamais se lasser de négocier car la guerre n’est jamais une solution.

AMINE SALL, Professeur d'Anglais


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1.Posté par Xam sa bop le 19/01/2017 16:51 | Alerter
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Pas du tout d'accord avec monsieur Amine Sall. En cas de laissez-faire, quelles seront les conséquences sur la Gambie, le Sénégal et la sous-région? C'est très simple, le message sera: votez, élisez un nouveau président si vous en avez envie...et enfin acceptez docilement la dictature du président battu! Inacceptable, exemple déplorable, une sous-région complètement ridiculisée! Et puis la vision des choses de cet éminent professeur d'anglais est tout à fait catastrophiste: n'oublions pas que la garde prétorienne de Jammeh, les seuls fidèles à pouvoir encore le défendre jusqu'à la mort ne représente que 1500 hommes au maximum, ce qui est fort modeste. Les Gambiens et les Sénégalais qui ont quitté le pays ces dernières semaines rentreront vite au pays si l'on règle cette affaire au plus vite.

2.Posté par Fall le 19/01/2017 20:26 | Alerter
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Pas de problème. On va négocier. En attendant il faut envoyer l'armée pour négocier avec Jammeh.

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