La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL), par la voix de son porte-parole Amadou Ba, a vigoureusement dénoncé ce samedi la fermeture temporaire des restaurants universitaires, qualifiant les conditions de restauration actuelles d'« inhumaines ».
Les représentants estudiantins accusent les autorités de privilégier une stratégie de diabolisation médiatique plutôt que d'apporter des réponses concrètes aux problèmes structurels qui paralysent le campus sanarois. Cette montée de tension fait suite à une série d'engagements non tenus, exacerbant un climat de méfiance entre les apprenants et les instances décisionnelles.
Au cœur du conflit figure la gestion des bourses, notamment la suppression des rappels pour les étudiants de Master 2, décision qui avait déjà embrasé plusieurs universités du pays. La CESL fustige également la réduction drastique de l'allocation des étudiants de Licence 2 admis par passage conditionnel, celle-ci étant passée de 40 000 à 20 000 francs CFA. Les étudiants rejettent fermement les propositions issues d'un dialogue jugé « de façade », particulièrement le principe de non-rétroactivité qui annulerait définitivement les arriérés de bourses.
Pour la coordination, le non-respect des promesses faites lors des ateliers de concertation, obtenus sous pression, prouve le manque de volonté réelle des autorités à stabiliser le secteur de l'enseignement supérieur.
Outre le volet financier, la plateforme revendicative pointe des manquements graves en matière d'infrastructures et de services de base. Le logement reste un point de crispation majeur avec l’arrêt prolongé des chantiers du village O, dont le décret d’avance promis pour le redémarrage des travaux se fait toujours attendre. Parallèlement, le déploiement de la connexion satellitaire, promis par le ministère et la Primature pour améliorer la connectivité numérique, demeure au stade de projet mort-né.
La CESL prévient que toute reprise du dialogue est désormais conditionnée à des actes tangibles sur les bourses, l'habitat et la connectivité, menaçant d'une intensification du mouvement si les autorités persistent dans ce qu'ils considèrent comme une gestion par l'indifférence.
MS/NDARINFO





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