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Le film "Silas’’ pour lancer le Festival documentaire de Saint-Louis

Mercredi 18 Décembre 2019

Le Festival international du film documentaire de Saint-Louis a démarré, lundi soir, à la place Faidherbe, par la projection de deux films, dont "Sila" de Hawa Essuman et Anjali Nayar (Canada), qui dresse le portrait d’un activiste de l’environnement au Libéria.


D’une durée de 80 minutes, ce film réalisé en 2017 a pour décor la grande forêt du Libéria et les artères de sa capitale, Monrovia.

Le réalisateur Silas Siakor au sein de sa famille, mais surtout dans ses activités avec son institut de développement durable, une organisation non gouvernementale qui se bat contre le commerce illégal de bois au Libéria.
 
Son combat débute au temps de Charles Taylor, ancien président libérien. Selon les enquêtes menées par Silas, le seigneur de guerre se servait des revenus du bois pour financer la guerre civile dans son pays. Taylor sera accusé par la suite de crimes de guerre par la justice internationale pour lesquels il est jugé au Tribunal spécial pour la Sierra Leone.
 
Silas espérait que le nouveau régime présidé par Ellen Johnson Sirleaf, arrivée au pouvoir en 2006, ferait mieux avec les engagements donnés pour lutter contre la corruption et le commerce illégal de bois.
 
Mais des accusations de corruption dans l’entourage de la Présidente fusent après des enquêtes présentées quelques années plus tard aux Nations unies et dans les médias nationaux et internationaux suite à plusieurs visites de terrain. A cela s’ajoutent des photos comme preuve et le soulèvement des populations sensibilisées sur leurs droits.
 
La caméra montre une image contrastée du pays, avec d’un côté une présidente adulée par les dirigeants du monde, reçue en audience partout et récompensée par le prix Nobel de la paix en 2011, et de l’autre un pays pauvre de l’intérieur, corrompu, spolié foncièrement, miné par un système de santé défectueux et mis à nu par l’épidémie de la fiève Ebola.
 
Plusieurs plans panoramiques mettent en exergue les dégâts avec ces multitudes de troncs d’arbres arrachés à la terre et acheminés sur des camions. Les populations sont sensibilisées surtout sur leurs droits. Et l’activiste Silas reçoit "Goldman Prize", le prix pour la défense de l’environnement créé en 1990 aux Etats-Unis.
 
Le film, vu comme une parabole sur la mondialisation, montre la capacité des populations à se défendre face au pillage de leurs ressources naturelles. Il met ainsi en exergue le travail de ces militants et lanceurs d’alerte qui existent un peu partout dans le monde.
 
"Silas" rappelle le film du Belge Therry Michel, intitulé "Katanga Business" et réalisé en 2009. Ce film dénonce le pillage des ressources minières dans cette riche province de la République démocratique du Congo.
 
Il y a aussi que le parcours de Silas n’est pas sans rappeler celui de Moise Katumbi, gouverneur de cette province du Katanga (RDC). En effet, Silas Siakor va s’engager en politique pour mener à bien sa lutte. Il se présentera, dit-il, à l’élection présidentielle de 2023 au Libéria.
 
Le court métrage "5 Etoiles", récit sur la désillusion de l’exil de la réalisatrice sénégalaise Mame Woury Thioubou, a été aussi projeté devant un public moyen par une nuit de fraîcheur à Saint-Louis.
 
Huit films  ont été au programme hier mardi dans divers lieux de Saint-Louis.

APS

 


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