La décision de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) de retarder le dépôt officiel de son recours auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) face à la Confédération Africaine de Football (CAF) relève d'une stratégie purement procédurale. Pour que le pool d'avocats sénégalais puisse bâtir un mémoire d'appel inattaquable à Lausanne, il doit impérativement disposer de la notification intégrale et motivée de la décision du Jury d'Appel de la CAF.
Travailler sur le simple dispositif brut (le verdict) expose la fédération à des vices de forme ou à des arguments hors-sujet. Les conseillers juridiques sénégalais sécurisent donc chaque étape du dossier pour éviter toute forclusion.
L'autre enjeu majeur de ce délai technique réside dans la préparation d'une demande de mesures conservatoires (référé en urgence). L'objectif de la FSF est d'obtenir du TAS un effet suspensif immédiat.
Si les juges de Lausanne accordent ce sursis, la décision de la CAF sera gelée, permettant au Sénégal de conserver provisoirement ses droits sportifs et son titre le temps que le tribunal ne tranche l'affaire sur le fond. Un tel mémoire juridique exige une rédaction extrêmement minutieuse qui ne souffre aucune précipitation administrative.
MS/NDARINFO





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